Algérie : la BAD prête à financer de nouveaux projets ferroviaires

Algérie : la BAD prête à financer de nouveaux projets ferroviaires
Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, M. Abdelkader Djellaoui, a reçu, lundi à Alger, le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), M. Sidi Ould Tah. ©Radio Nationale.

L’Algérie a beau financer l’essentiel de ses infrastructures sur fonds propres, elle semble prête à rouvrir prudemment la porte aux prêts extérieurs. La rencontre, lundi à Alger, entre le ministre des Travaux publics Abdelkader Djellaoui et le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, en est un signe clair.

Depuis plusieurs années, Alger répète qu’elle privilégie la souveraineté budgétaire pour ses grands chantiers. Mais le rail fait figure d’exception. Les projets se multiplient, les délais s’allongent et certaines lignes stratégiques, comme l’interconnexion Nord-Sud, nécessitent des enveloppes que le budget national peine à absorber seul.

C’est dans ce contexte que la BAD revient dans le paysage. La rencontre de lundi n’avait rien du cérémonial classique. Le ministère a présenté dans le détail les tronçons qui patinent, les besoins réels en financement et les zones où un appui technique ferait la différence. La BAD, elle, a fait savoir qu’elle regardait “avec intérêt” l’évolution du réseau algérien et qu’elle était prête à soutenir les futurs projets ferroviaires.

Les projets ferroviaires entrent dans une phase décisive

Un signal important, à un moment où l’Algérie accélère la modernisation de ses infrastructures. Les équipes de l’ANESRIF ont passé en revue avec la délégation africaine le programme ferroviaire à court et moyen terme. L’idée est simple : cibler les segments où un crédit extérieur peut réellement débloquer un chantier, sans remettre en cause le contrôle national.

Le ministre Djellaoui, lui, insiste sur un autre point : l’expertise locale. Selon lui, les ingénieurs algériens ont déjà montré qu’ils peuvent gérer des projets d’envergure. Ce qui manque, ce ne sont pas les compétences, mais une capacité financière plus souple pour tenir les délais.

Au final, la rencontre ressemble moins à une visite protocolaire qu’à une reprise de contact sérieuse. L’Algérie ne bascule pas vers une dépendance financière, mais elle reconnaît- discrètement – qu’un appui extérieur ciblé pourrait accélérer des projets qui traînent depuis trop longtemps.

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