Faut-il imposer une « assurance agricole » aux agriculteurs et aux éleveurs ?

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Ce comité est composé de représentants d’administrations publiques, d’agriculteurs, et d’institutions techniques

Le directeur général de la Caisse nationale de Mutualité agricole (CNMA) s’est exprimé ce mardi sur les ondes de la radio nationale chaîne III, sur le sujet de l’assurance dans le secteur de l’agriculture. Selon lui,  l’assurance agricole représente une part, entre 4 à 5% du chiffre d’affaires de son organisme.

Une part de marché qualifiée de « très infime » par le DG de la CNMA, qui traduit selon lui un faible intérêt des agriculteurs et des éleveurs, envers la couverture et la protection de leurs cultures où de leurs cheptels d’éventuels risques, notamment celui des calamités naturelles.

Cherif Benhbillès explique que « les agriculteurs souscrivent très rarement une assurance par le fait que celle-ci n’est souvent pas adaptée, notamment en matière de risques climatiques ou sanitaires dont ils peuvent être victimes ».

Par ailleurs, le responsable déplore le fait que les autres compagnies d’assurance n’accordent pas d’intérêt à l’assurance en milieu agricoles, pour cause de la non rentabilité de ce porte-feuille. En effet, les pertes pouvant être occasionnées par des dégâts d’origine climatique souvent très importants, concède-t-il.

Dans ce sillage, le P-DG du groupe CAAT, Youcef Benmicia, avait expliqué dans un entretien accordé au magazine l’Actuel International, en mai dernier, qu’à l’instar de l’assurance contre les catastrophes naturelles, « la possibilité de couvrir de tels risques n’est pas à la portée de tout le monde ».

Benhbillès soutient, quant à lui, que la possibilité d’imposer une assurance agricole, telle qu’elle l’est, par exemple pour les automobiles, favoriserait son développement. Celui-ci considère, cependant, qu’une telle mesure devrait être apte à couvrir, autant les risques climatiques, telles la sécheresse ou les conséquences de gel sur les cultures.

L’intervenant annonce, à ce titre, qu’une proposition visant à instituer, en amont, des dispositifs pérennes, au lieu d’intervenir, chaque fois, à travers des actions d’indemnisation des pertes causées par des sinistres, allait être soumise au ministère des Finances.

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