La ville de Ksar El Kébir, la plus peuplée de la province de Larache, au nord du Maroc, fait face à de graves inondations à la suite d’importantes précipitations ayant entraîné la montée du niveau de l’oued Loukkos.
Devant l’ampleur de la situation, les autorités provinciales ont déclenché le niveau d’alerte maximale et pris une série de mesures préventives. En effet, la Direction provinciale de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports de Larache a annoncé la suspension exceptionnelle des cours dans l’ensemble des établissements scolaires de la ville, du lundi 2 février au samedi 7 février 2026.
D’après les autorités éducatives au Maroc, cette décision concerne 69 établissements scolaires, publics et privés, dont 27 unités d’enseignement préscolaire, et touche près de 35 000 élèves, dont 15 000 élèves du primaire et 5 000 du préscolaire.
Cette mesure vise, selon la même source à préserver la sécurité des élèves ainsi que que celle, des cadres pédagogiques et administratifs, dans un contexte marqué par des difficultés majeures de déplacement, des infiltrations d’eau dans des établissements scolaires et l’inondation des abords de plusieurs écoles, rendant leur accès impossible.
Le directeur provincial de l’Éducation nationale, Mohamed El Baali, a précisé que la reprise des cours interviendra dès l’amélioration des conditions météorologiques.
En outre, la presse locale, a indiqué que les opérations d’évacuation se poursuivent dans plusieurs quartiers touchés par la crue de l’oued Loukkos. Cette action est prise en charge par ; les Forces armées royales (FAR), les autorités provinciales et la Protection civile. Plus de 20 000 habitants ont pu être évacués des zones à risque et mis en sécurité.
Un épisode climatique régional
Ces intempéries s’inscrivent dans un contexte climatique plus large à l’échelle du Grand Maghreb. La semaine précédente, en Algérie, les autorités avaient également décidé de suspendre les cours, dans plusieurs wilayas, en raison de vents violents et de conditions météorologiques extrêmes, perturbant les déplacements et les activités scolaires.
En Tunisie, des épisodes récents de fortes pluies et de tempêtes ont provoqué d’importants dégâts matériels, notamment des inondations dans certaines régions, mettant à l’épreuve les infrastructures et les dispositifs de protection civile.
Ces événements successifs soulignent la vulnérabilité des pays du Maghreb face aux phénomènes météorologiques extrêmes.
















