« Le Covid-19 a aggravé le déficit budgétaire de l’Algérie » (Nour Meddahi sur Radio M)

« Le Covid-19 a aggravé le déficit budgétaire de l’Algérie » (Nour Meddahi sur Radio M)

L’Algérie se relèvera-t-elle facilement après le Covid-19, alors que sonne le début de la fin de l’épidémie et que le vaccin salvateur est quasiment enfin là, à la portée du monde ? S’interroge le Professeur en économie Nour Meddahi qui est l’invité d’El Kadi Ihsane dans l’émission « L’Invité du Direct » sur Radio M.

Nour Meddahi livre ici une réflexion critique sur la conjoncture inédite que connaît l’Algérie, marquée notamment par la crise sanitaire induite par le Covid 19, et celle hautement politique liée au post printemps 2019.

L’Algérie qui est ainsi doublement impactée se relèvera difficilement de ce double choc, surtout qu’elle affiche un tableau alarmant, où, le déficit budgétaire atteint allègrement les 16,5%.  Soit 7% à 8% de déficit, hérités de 2019.  Prévient-il, non sans signaler que les réserves de changes du pays se réduisent comme peau de chagrin.

« En lisant à travers les lignes » du rapport des comptes publié en septembre dernier par la Banque d’Algérie, ces réserves passent de 51 milliards de dollars à 48 ou 47 dollars, sous l’effet de la crise.  Mais la crise a aussi du bon, semble dire Nour Meddahi qui rappelle que l’Etat algérien a drastiquement baissé son budget d’équipement. Et El Kadi Ihsane de confirmer que ce budget d’équipement est foncièrement raboté et voit tous les nouveaux projets gelés … « Parmi les effets positifs de cette crise,  les achats et autres budgets d’équipements ont nettement baissé.

« On importe moins, car l’Etat a serré la vis et ces restrictions tous azimuts ont même touché des produits traditionnellement stratégiques… », explique Nour Meddahi  qui estime que la suspension des programmes de la Omra et du Hadj  a permis d’épargner des devises pour les caisses de l’Etat. 

«Il faut espérer que la surfacturation qui était clairement apparente dans les services, ait également sensiblement baissé », poursuit Nour Meddahi qui renvoi, dans un souci de prélèvement des précieuses taxes, à ces deux mastodontes du secteur public que sont Sonelgaz et Sonatrach, lesquelles « sont de grandes consommatrices de devises ». « L’on aurait pu s’attaquer aux subventions de l’énergie et surtout de l’électricité », dit-il alors que sur le plateau de Radio M l’on s’interroge sur la pertinence de la loi de finances 2021, et sur le  budget qui lui est adossé.

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