La hausse de l’euro face au dinar algérien se confirme sur le marché noir des devises. Ce jeudi 29 janvier, la monnaie européenne poursuit sa progression, portée par une demande soutenue et des facteurs conjoncturels bien identifiés.
Sur le marché noir, le billet de 100 euros s’échange à la vente contre 28 250 dinars. Il affiche ainsi une hausse de 50 dinars par rapport à la cotation de la veille. En comparaison avec le taux observé dimanche, l’augmentation atteint 200 dinars. À l’achat, 100 euros se négocient autour de 27 950 dinars.
Cette évolution confirme une tendance haussière enclenchée depuis plusieurs jours. D’abord, la demande pour l’euro repart nettement à la hausse sur le marché noir. Ensuite, les facteurs saisonniers accentuent la pression sur le marché parallèle. Le principal moteur reste les préparatifs des voyages de Omra programmés durant le mois de Ramadhan. Celui-ci devrait débuter entre le 18 et le 19 février prochains. Comme chaque année, cette période entraîne une ruée vers les devises, notamment l’euro, en l’absence de solutions suffisantes sur le marché officiel.
Cependant, la Omra n’est pas le seul facteur explicatif. L’importation des voitures neuves et d’occasion par les particuliers joue également un rôle central dans la hausse de l’euro sur le marché noir. Cette activité, relancée ces derniers mois, nécessite des paiements en devises. Faute d’un accès fluide aux devises via les circuits bancaires, les importateurs individuels se tournent massivement vers le marché parallèle, alimentant directement la demande.
L’offre reste limitée
Par ailleurs, l’offre en euro reste limitée. Les volumes disponibles sur le marché noir ne suivent pas le rythme de la demande cumulée, à la fois religieuse et commerciale. Ce déséquilibre structurel entretient la hausse des cotations et renforce la volatilité des taux pratiqués.
Dans ce contexte, aucune détente immédiate ne se dessine. Au contraire, l’approche du Ramadhan et la poursuite des importations automobiles devraient maintenir la pression sur le marché noir. L’euro pourrait ainsi rester à des niveaux élevés face au dinar algérien dans les prochaines semaines, confirmant le rôle central du marché parallèle dans la formation du taux de change réel.
















