Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP) a annoncé une grève nationale de trois jours dans l’ensemble des universités marocaines, prévue les 3, 4 et 5 février 2026. Cette mobilisation intervient à la suite de l’adoption définitive par le Parlement du projet de loi n° 59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique.
Dans un communiqué, le bureau national du syndicat dénonce une réforme élaborée sans concertation avec les représentants syndicaux qu’il considère comme les plus représentatifs du secteur. Le SNESUP critique une absence d’approche participative et qualifie le texte adopté de « défaillant sur le fond comme sur la forme ».
Selon la presse locale, le mot d’ordre de grève prévoit le boycott des activités pédagogiques, des travaux pratiques, des activités scientifiques ainsi que de l’ensemble des réunions au sein des établissements universitaires et des centres de recherche durant les journées concernées. Le syndicat précise toutefois que les examens, conférences, événements scientifiques et réunions programmés à l’avance ne sont pas inclus dans cette action.
A rappeler que le projet de loi n° 59.24 a été adopté définitivement lors d’une deuxième lecture à la Chambre des représentants, au cours d’une séance tenue le 20 janvier 2026. Ce texte est présenté comme structurant pour l’avenir du système universitaire et de la recherche scientifique au Maroc.
De son côté, le ministère, marocain, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a salué l’adoption de la loi. Il met en avant un processus marqué, selon lui, par un dialogue sérieux, une interaction constructive et un travail conjoint entre les différents acteurs institutionnels, estimant que cette dynamique garantit la réussite du projet.
Mouvement GenZ 212
Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP) avait déjà observé une grève de 48 heures en octobre dernier, rejoignant alors le mouvement de protestation porté par les jeunes de la GenZ 212. Ce mouvement, lancé mi-septembre, dénonçait les dysfonctionnements des services publics, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
À cette occasion, le SNESUP, avait exprimé son opposition à certaines orientations de la réforme de l’enseignement supérieur, notamment la crainte d’une remise en cause de la gratuité de l’université. Le syndicat avait également pointé l’absence de résultats concrets des négociations engagées avec le ministère de l’Enseignement supérieur, estimant que le dialogue institutionnel n’avait pas permis de répondre aux revendications du secteur.
















