Politique fiscale des pays africains : des retards à rattraper

Politique fiscale des pays africains : des retards à rattraper

Les experts de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) ont lancé un appel aux Etats membre de l’Union africaine pour améliorer leur politique fiscale et élargir leur base d’imposition afin qu’ils puissent financer efficacement leurs processus de développement.

Lors du premier jour des travaux de la 38ème réunion du Comité d’experts de la Conférence des ministres africains des Finances, de la planification et du développement économique, qui a débuté ce mercredi à Marrakech, les économistes de la CEA ont mis l’accent sur la nécessité d’accroître « le recouvrement des recettes, qui est essentielle pour renforcer la capacité de financer son développement », en particulier pour l’avancement de l’Agenda 2030 pour le développement durable et l’Agenda 2063 de l’Afrique.

Pour l’exemple, des économies typiques du continent, « prélèvent environ 16% de son PIB en impôts, à l’exception des pays comme le Maroc qui en collectent au moins 25% ». Ou bien, d’autres pays tels que l’Afrique du Sud et le Rwanda dont le « recouvrement fiscal pourra s’accroître juste en tirant partie des nouvelles technologies ».

La question de la fiscalité qui est une thématique fondamentale de cette conférence, sera l’élément qui prendra une grande partie dans les négociations de la mise en oeuvre de la Zone de libre-échange continentale.

Durant les travaux du comité des experts, plusieurs délégations ont relevé la grande nécessité de mettre en place des mécanismes de financement, rapidement et équitablement « bien sûr en intégrant la jeunesse dans ce processus ». Une jeunesse qui constitue la force motrice de tout développement (60% de la population).

Pour rappel, la 52ème conférence des ministres des finances de la planification et du développement économique se déroule actuellement à Marrakech au Maroc et se déroule du 20 au 26 mars en cours.

De notre envoyé à Marrakech : Aboubaker Khaled

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