Une nouvelle cargaison de 210 bus a accosté, dimanche soir, au port de Djen Djen (Jijel). Avec cette livraison, le nombre total de bus importés depuis l’annonce du président Abdelmadjid Tebboune, en septembre dernier, atteint désormais 1 059 unités.
Selon le communiqué de l’entreprise portuaire, cette opération s’inscrit dans « la stratégie des pouvoirs publics visant à moderniser les moyens de transport et à renforcer les capacités du secteur à l’échelle nationale ». Les bus ont été réceptionnés par l’Entreprise de développement de l’industrie automobile, placée sous la tutelle de la Direction des industries militaires du ministère de la Défense nationale.
Importation des bus : rappel des quotas déjà réceptionnés
Avant cette nouvelle livraison, les ports algériens avaient déjà accueilli 849 bus à travers plusieurs opérations successives. Le 1er février, le port d’Alger avait réceptionné 335 bus, suivi, le 3 février, par une arrivée de 380 bus au port de Djen Djen. Une troisième opération avait ensuite permis la livraison de 134 bus supplémentaires.
Avec les 210 bus arrivés ce dimanche à Jijel, le cumul atteint donc 1 059 unités, soit un peu plus de 10 % de l’objectif global fixé par les autorités. Officiellement, les services concernés assurent que « les opérations de réception se poursuivront progressivement dans les prochains jours ».
Bus neufs : de fortes attentes pour moderniser un parc vieillissant
L’enjeu dépasse largement la simple comptabilité des livraisons. Le parc national compte près de 84 000 bus, dont une part importante est jugée « vétuste » et « en fin de cycle d’exploitation ». Pour les usagers, l’arrivée des nouveaux bus est perçue comme « une urgence quotidienne », tant les conditions de transport se sont dégradées ces dernières années.
Les autorités estiment que ces nouveaux véhicules permettront « d’alléger la pression sur le transport public », « d’améliorer la sécurité routière » et « d’offrir un meilleur service aux citoyens ». Mais sur le terrain, l’impact réel dépendra de la cadence des livraisons, de la répartition effective entre les wilayas et de la mise en service rapide des bus déjà réceptionnés.
À ce stade, une certitude s’impose : le programme avance, mais le compte à rebours est lancé. Les 10 % franchis constituent un seuil symbolique, pas encore une réponse suffisante à un parc national devenu, pour beaucoup, « intenable ».
















