L’Algérie renforce significativement sa sécurité hydrique en ce mois de février 2026. Selon les derniers relevés de l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT), douze barrages ont désormais atteint leur capacité de remplissage maximale.
Le barrage de Sidi M’Hamed Ben Ouada, à Relizane, vient d’intégrer cette liste stratégique après les précipitations records de cette semaine. L’embellie du secteur hydraulique national se confirme et s’accélère. Alors qu’Abdelatif Azira, lors de son intervention au Forum d’El Moudjahid, dénombrait huit barrages pleins au début du mois, le bilan a rapidement évolué. Cette progression fulgurante résulte directement d’un épisode climatique exceptionnel. En effet, l’Algérie, à l’instar d’autres pays du bassin Ouest de la Méditerranée, enregistre cette année des précipitations historiques. La fin d’un cycle de sécheresse critique Ces pluies torrentielles mettent enfin un terme à une période de sécheresse particulièrement longue et éprouvante.
Durant les dernières années, le déficit pluviométrique avait sévèrement affecté les réserves hydriques de toute la région méditerranéenne. Ce stress hydrique avait lourdement impacté les récoltes agricoles, provoquant notamment une chute drastique de la production de céréales. Aujourd’hui, le retour en force de la pluviométrie permet une régénération profonde des sols et des nappes phréatiques. La saturation des barrages actuels est donc le symbole d’une résilience retrouvée face aux aléas climatiques qui menaçaient la souveraineté alimentaire du pays.
Relizane intègre le cercle des réservoirs saturés
Le fait marquant de cette semaine concerne particulièrement la wilaya de Relizane. En effet, le barrage de Sidi M’Hamed Ben Ouada a officiellement atteint un taux de remplissage de 100 %. Cette infrastructure névralgique rejoint ainsi les onze autres ouvrages ayant déjà fait le plein à travers le territoire national. Auparavant, l’ANBT avait déjà communiqué sur les performances exceptionnelles de plusieurs sites clés. Par exemple, le 5 février, le barrage de Kaf El Dir, dans la wilaya de Tipaza, affichait complet. Quelques jours plus tard, les colosses de l’Est et du Centre ont suivi la même trajectoire. C’est notamment le cas de Beni Haroune (Mila et Jijel) et du barrage de Gherib à Aïn Defla. Ces succès témoignent d’une gestion optimisée des transferts d’eau en période de crue.
Un levier stratégique pour l’économie nationale
Par ailleurs, la saturation de ces barrages constitue une excellente nouvelle pour les indicateurs économiques. Ces réserves garantissent désormais une stabilité durable pour l’approvisionnement en eau potable (AEP) des grandes agglomérations. Cependant, l’impact le plus significatif se situe au niveau du secteur agricole. La disponibilité de l’eau est le premier facteur de relance pour les filières céréalières et maraîchères. De plus, ces retenues jouent un rôle de régulateur économique indispensable. En période de fortes averses, les barrages permettent de prévenir les risques d’inondations dévastatrices pour les infrastructures. En prévision de la prochaine saison estivale, ces stocks sécurisés assurent une irrigation constante des périmètres agricoles, sécurisant ainsi les revenus des exploitants.
Des perspectives optimistes pour le printemps
Cependant, la liste des barrages pleins pourrait encore s’allonger. La saison des pluies est loin de sa fin. Par conséquent, plusieurs autres retenues, dont le niveau frôle actuellement le seuil de saturation, pourraient déborder prochainement. Le pays dispose aujourd’hui d’un stock hydrique robuste. Ces barrages pleins représentent un atout majeur pour la résilience économique de la nation.
















