2019 a été une mauvaise année pour la figue de Béni Maouche

2019 a été une mauvaise année pour la figue de Béni Maouche

La première journée de la 17è édition de la fête des figues de Beni Maouche ouverte mardi, a été marquée par une présence record de visiteurs.

Venus de plusieurs wilayas et même de l’étranger, les visiteurs qui se comptaient par centaines dès l’ouverture des portes de la salle de sport de la commune sont venus découvrir la figue sèche de Beni Maouche et les autres produits du terroir exposés par les agriculteurs locaux.

Selon la secrétaire général d’Association des producteurs de figues de Beni Maouche, Omar Bekkouche, ils sont plus de 100 exposants à la 17è édition de la fête des figues. La forte présence de visiteurs s’explique, selon la même source, par la réputation qu’a pu avoir la figue de Beni Maouche en Algérie et même ailleurs.

« Les gens viennent de partout pour prendre part à cet événement annuel », dit-il. Il ajoute : « C’est un rendez-vous important aussi bien pour les agriculteurs que pour la région ».

Toutefois, il ya lieu de signaler que les prix proposés par les exposants n’ont pas été du goût des visiteurs. Le premier choix de la figue sèche est proposé entre 1500 et 1700 DA le Kg.

Pour le deuxième choix, les prix varient de 1200 à 1600 DA.

« C’est trop cher pour moi », déplore un visiteur rencontré sur place. Interrogé sur les raisons de cette cherté qui a désagréablement surpris les visiteurs, Bekkouche l’explique par la loi de l’offre et la demande. « 2019 a été une mauvaise année pour la figue de Beni Maouche.

La récolte est faible cette année. Sont rares les agriculteurs qui ont des quantités à vendre », explique-t-il. Il enchaine : « Les conditions climatiques défavorables (sécheresse en mai et forte pluies fin août et début septembre ont détruit les récoltes ».

Les prix peuvent atteindre des records cette année

Selon Omar Bekkouche, les prix de la figue sèche de Beni Maouche peuvent atteindre des recours cette année.

Selon ses dires, le changement climatique impacte sérieusement la filiale de la figue. « Le dérèglement climatique nous cause des pertes énormes », s’inquiète-t-il. Pour s’adapter à cette nouvelle donne, son association travaille avec des chercheurs de plusieurs universités dont celle de Bejaia.

La 17è édition de la fête des figues sèches de Beni Maouche a été également marquée par l’organisation du premier séminaire national de la figue sèche. Des experts venus des universités de Bejaia, Sétif, Tlemcen, Saida, Tizi Ouzou et autres ont donné des conférences sur l’importance de ce produit. L’enseignant à l’université de Sétif, Bir Abdenour a parlé des menacs qui pèsent sur la culture de la figue.

Il cité, à titre d’exemple, le morcellement des terrains, le changement climatique, l’érosion du sol et le bétonnage qui prend de l’ampleur, notamment avec le développement du logement rural. A cela s’ajoutent les feux de forêts qui font des dégâts chaque été et la perte du savoir-faire ancestral.

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