Le dernier rapport de l’Autorité portuaire d’Alger dresse un bilan globalement positif de l’activité au troisième trimestre 2025. L’institution indique que « le volume de marchandises traitées a augmenté de 17,31 % », une progression portée notamment par « l’activité des exportations hors hydrocarbures ». La dynamique touche également le trafic maritime, qui « a enregistré une augmentation de 17,29 %, le nombre de navires passant de 457 à 536 » par rapport à la même période de 2024.
Les performances sont encore plus visibles sur le segment des conteneurs. Le rapport souligne que « le nombre de conteneurs manutentionnés a atteint 106 293 EVP contre 71 383 », soit « une augmentation de 48,91 % ». Le volume net de marchandises a également progressé, atteignant « 521 160 tonnes contre 482 386 tonnes ».
Transport de passagers : une saison estivale dynamique
Du côté des voyageurs, la période estivale a soutenu l’activité : « 226 053 passagers ont franchi le port, contre 181 411 l’année précédente », hausse attribuée à « des offres compétitives présentées par les entreprises de transport maritime ».
Sur le plan financier, les résultats sont encore plus marqués. L’établissement annonce « des recettes nettes de 1,3 milliard de dinars », représentant « une augmentation de 74,41 % ». Ce bond confirme l’amélioration des performances opérationnelles et commerciales du principal hub maritime du pays.
Troisième trimestre 2025 : des indicateurs en hausse mais contrastés
Malgré ces résultats encourageants, le rapport laisse apparaître quelques signaux moins favorables. Si le trafic global progresse, certaines évolutions traduisent des tensions logistiques. Les données montrent par exemple que « la durée moyenne d’immobilisation des navires à quai est passée de 3,43 jours à 3,71 jours ». Cette hausse concerne « tous les cargos, en particulier les navires-citernes et les porte-conteneurs ».
Ces chiffres suggèrent que la croissance de l’activité exerce une pression sur les capacités opérationnelles. Autrement dit, plus de flux signifie également davantage de contraintes sur les quais, les équipements et les chaînes de traitement.
















