L’Agence nationale des barrages et transferts (ONAT) a annoncé ce mardi 3 février une avancée majeure dans la stratégie nationale de sécurité hydrique. Le directeur général de l’ONAT, Abdel Latif Azira, a indiqué que cinq nouveaux barrages en construction entreront progressivement en service cette année, portant le nombre total de barrages en Algérie de 81 à 86 d’ici 2027.
Les barrages et les wilayas concernées : un projet national ambitieux
Lors d’une conférence tenue à Alger et relayée par le quotidien El Mujahid, M. Azira a précisé que ces infrastructures hydrauliques se situent dans les wilayas de Souk Ahras, Khenchela, Tizi Ouzou, El Tarf et Annaba. Certaines installations seront opérationnelles « dans les semaines à venir », d’autres « à la fin de l’année en cours », et le reste « au cours du premier trimestre de l’année prochaine ».
Le directeur a également évoqué les projets futurs : « Des études sont en cours pour la réalisation de nouveaux barrages, afin de renforcer davantage notre réseau national et de sécuriser l’approvisionnement en eau du pays ». Selon lui, cette stratégie repose sur une double approche : « la mise en service des barrages existants et la construction de centres de dessalement pour compléter nos ressources », garantissant ainsi l’alimentation en eau potable, l’irrigation agricole et l’approvisionnement industriel.
Taux de remplissage des barrages : un aperçu national
Concernant la situation hydrique actuelle, M. Azira a déclaré que le taux moyen de remplissage des barrages à travers le pays atteint actuellement 44,2 %, grâce aux pluies récentes. Il anticipe une augmentation à « 60 % d’ici la fin de l’hiver ».
Huit barrages sont déjà remplis à 100 %, situés dans les wilayas de Mascara, Tissemsilt, Mostaganem, Jijel, Skikda et El Tarf. Par ailleurs, « 58 autres barrages présentent un taux de remplissage supérieur à 50 % », ce qui témoigne de la capacité du réseau hydraulique à répondre aux besoins des citoyens.
Azira a insisté sur la nécessité de maintenir la capacité des barrages : « Le travail se poursuit pour traiter le problème du dessablement à l’aide de techniques modernes ». Selon lui, « l’élimination de la vase augmente significativement la capacité de stockage, ce qui renforce l’approvisionnement en eau potable, l’irrigation et le secteur industriel ».
















