Dans un contexte marqué par la fluctuation des prix de nombreux produits, particulièrement à la veille du mois sacré, l’événement commercial baptisé « Ramadhan au Palais », organisé à Alger attire l’attention. Installé au Pavillon Casbah à la SAFEX, ce rendez-vous propose une alternative concrète : “acheter moins cher”, “en un seul lieu” et surtout “directement auprès du producteur”. L’événement qui se déroule du 12 février au 14 mars se positionne comme une option économique pour des ménages confrontés à la pression des dépenses alimentaires.
Une expérience d’achat différente
L’événement rassemble “environ 60 exposants” et met en avant une offre large : “viandes, fruits et légumes, produits alimentaires”, mais aussi “textile, électroménager et artisanat”. Objectif affiché : “garantir la diversité, stabiliser les prix et assurer la qualité”.
Depuis son lancement, ce rendez-vous est conçu comme une “expérience d’achat différente”. Le principe est simple : “réduire les intermédiaires” pour “impacter directement les prix”. Résultat attendu : permettre aux familles de “préparer leurs achats du Ramadan dans des conditions confortables”.
Dans un climat économique exigeant, l’initiative se veut aussi une réponse pratique au pouvoir d’achat. Elle s’inscrit dans une logique plus large observée ces dernières années : multiplier les espaces commerciaux encadrés pour “freiner la spéculation”, “soutenir la production nationale” et “fluidifier la relation producteur-consommateur”. Ici, la dimension commerciale se double d’un rôle social : offrir un lieu structuré où l’offre est concentrée et lisible.
Témoignages de visiteurs : des prix “moins chers qu’ailleurs”
Sur place, plusieurs clients parlent d’“écart visible” avec les tarifs du marché. Rahim, rencontré entre les stands, affirme : “j’ai fait le tour et il y a de la qualité, surtout les prix sont moins chers qu’ailleurs”. Il cite un exemple précis : “la viande vendue dehors à 2200 DA est ici à 2180 DA le kilo”. Même constat pour les dattes : “jusqu’à 350 DA le kilo avec un bon niveau de qualité”. Selon lui, la présence de nombreux exposants crée une “concurrence directe” favorable au consommateur. “Ce qui compte aussi, c’est le contact direct avec le producteur”, insiste-t-il, avant d’ajouter : “pendant ce mois, ce sera mon marché hebdomadaire”.
À l’entrée, Karima relève elle aussi une différence : “il y a le choix et le prix”. Ce qui l’a marquée : “un paquet de café à 225 DA les 250 g”. Elle note également “une baisse” sur certains fruits et légumes. Pour elle, “comme on sait que durant le Ramadan les prix ne sont pas stables, ce salon reste une option pour éviter les prix exorbitants dans les jours à venir”.
Au-delà des chiffres, le succès repose sur une équation simple : “diversité, prix contenus, achat direct”. Dans une période où la consommation augmente et où les tarifs fluctuent, ce type d’espace commercial structuré devient pour certains ménages non pas un simple salon, mais un véritable “outil de gestion du budget familial”.
















