Du 4 au 10 septembre 2025, Alger accueillera la 4ᵉ édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), une occasion en or pour l’économie algérienne de renforcer sa place sur le continent.
Cet événement majeur, orchestré par la Banque africaine d’import-export en partenariat avec l’Union africaine et le Secrétariat de la ZLECA, se présente comme un moteur clé pour accélérer le commerce intra-africain et impulser l’intégration économique au sein de la zone.
Avec des accords commerciaux et d’investissement d’une valeur estimée à plus de 44 milliards de dollars attendus lors de cette édition, l’IATF 2025 promet d’être un véritable tremplin pour les entreprises algériennes et la diversification économique nationale.
L’importance de l’IATF : un héritage et des ambitions renouvelées
Depuis ses débuts au Caire en 2018, poursuivis avec succès lors des éditions de 2021 à Durban et de 2023 au Caire, l’IATF est devenu un rendez-vous incontournable pour le commerce et l’investissement africains. La foire se distingue non seulement par la qualité de ses rencontres d’affaires, mais aussi par la signature de conventions stratégiques majeures favorisant les échanges continentaux.
Parmi les précédents succès, l’IATF 2021 à Durban avait généré 42,1 milliards de dollars en contrats, tandis que l’édition 2023 au Caire avait frôlé les 43,8 milliards. Ces chiffres témoignent de l’importance croissante de la foire dans la consolidation des liens commerciaux intra-africains.
L’organisation de cette 4ᵉ édition à Alger reflète la reconnaissance du rôle clé de l’Algérie dans la promotion de l’intégration économique africaine. C’est une occasion unique pour la nation hôte de mettre en avant ses capacités productives, d’affirmer sa position en tant que leader économique régional et de contribuer activement à la réussite de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).
La multiplication des conventions et engagements pris lors de ces événements illustre la dynamique commerciale portée par la foire, véritable levier pour la croissance économique régionale.
Les attentes algériennes : vers un nouveau souffle économique
Pour l’Algérie, l’IATF est bien plus qu’un simple salon commercial : c’est une plateforme d’opportunités. Les récentes déclarations de personnalités du monde économique soulignent cet espoir collectif.
- Tahar Bouzid, président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), voit dans l’IATF une occasion idéale de valoriser les capacités des entreprises algériennes et de faciliter leur intégration dans les chaînes de valeur africaines, tout en contribuant à la diversification de l’économie nationale et à l’augmentation des exportations hors hydrocarbures.
- Issam Bedrissi, secrétaire général de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), rappelle que cet événement permettra aux PME, artisans et auto-entrepreneurs de faire connaître leur savoir-faire, tout en ouvrant des portes vers des partenariats internationaux et des contrats d’exportation. Son insistance sur le commerce de troc comme outil d’intégration des marchés africains illustre la volonté d’explorer des axes innovants pour renforcer la coopération régionale.
- Ali Bey Nasri, vice-président de l’Association nationale des exportateurs algériens (ANEXAL), met en lumière l’importance de l’IATF pour permettre aux exportateurs algériens de mieux cerner les besoins des marchés africains. Il encourage à valoriser les expertises locales accumulées dans des secteurs clés comme le bâtiment, la pharmacie ou l’agroalimentaire.
Ces déclarations dessinent une feuille de route claire : visibilité, coopération et développement durable.
Une présence robuste : chiffres et secteurs clés
L’IATF 2025 s’annonce comme la plus grande édition jamais organisée. Plus de 35 000 délégués venus d’environ 75 pays participeront à l’événement, incarnant un véritable carrefour de chefs d’État, d’investisseurs, d’industriels, d’agences d’investissement et d’institutions de développement.
Plus de 2 000 exposants présenteront leurs offres dans des secteurs diversifiés : infrastructures, agriculture, santé, industries créatives, automobile, finance et technologies de l’information et de la communication (TIC).
Des forums spécialisés rythmeront la semaine : le Forum sur le commerce et l’investissement, le Creative Africa Nexus, l’Africa Automotive Show, le Youth Start-Up Pavilion, ainsi qu’une plateforme virtuelle pour optimiser les échanges. Cet éventail d’activités illustre l’ambition de faire de l’IATF non seulement un espace d’exposition, mais une véritable plateforme d’affaires et d’innovation africaine visant la croissance inclusive.
Une opportunité en or pour conquérir le marché africain
Au-delà des retombées nationales, l’IATF constitue une porte d’entrée stratégique sur un marché africain de plus de 1,2 milliard de personnes, estimé à plus de 3,4 billions de dollars. Pour l’Algérie, cet événement est une occasion majeure de s’imposer durablement sur les marchés africains, en profitant d’un contexte favorable à la libre circulation des biens, services et capitaux.
C’est une chance unique pour l’Algérie d’affirmer son rôle de leader économique africain, en créant des partenariats solides et en captant une part croissante des contrats commerciaux proposés. Le succès de cet événement contribuera à une meilleure coordination des acteurs économiques africains et facilitera la résolution de défis majeurs : financement, logistique et réduction des barrières douanières.