Alors qu’ils sont officiellement recensés parmi les bénéficiaires du programme AADL 3, de nombreux souscripteurs vivent une situation jugée « stressante », « injuste » et « incompréhensible ». En cause : un blocage technique de la plateforme électronique, qui empêche l’accès à l’ordre de versement de la première tranche, pourtant indispensable à la poursuite de la procédure.
Cette situation a poussé l’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur (APOCE) à lancer un appel public sous forme de lettre ouverte adressée au ministre du Logement. L’organisation y relaie « l’inquiétude réelle et croissante » des souscripteurs concernés. Dans les commentaires ayant suivi cette annonce, un même message revient avec insistance : « Nous voulons payer, mais la plateforme ne nous le permet pas. »
Bénéficiaires AADL 3 : acceptés, mais dans l’impossibilité de payer la première tranche
Selon les témoignages recueillis, le problème est clairement identifié. « Nous avons reçu la notification d’acceptation, nos comptes sont activés, nos dossiers sont complets, mais l’ordre de paiement n’apparaît pas », expliquent plusieurs souscripteurs. Le dysfonctionnement se manifeste lorsque les bénéficiaires cliquent sur la rubrique « 50 % – Phase 1 » : « On clique plusieurs fois, rien ne se passe. L’ordre de paiement ne s’ouvre pas et ne se télécharge pas. »
À cela s’ajoute une autre difficulté majeure : l’absence d’affichage du type d’appartement attribué, une information pourtant essentielle avant tout engagement financier. « On nous demande de payer sans savoir s’il s’agit d’un F3 ou d’un F4 », dénoncent de nombreux commentaires.
Tous insistent sur un point central : « le problème n’est pas individuel ». Il s’agirait d’un dysfonctionnement généralisé de la plateforme, touchant un grand nombre de souscripteurs pourtant acceptés et remplissant « toutes les conditions légales publiées au Journal officiel ».
AADL 3 : un risque réel d’exclusion sans faute des souscripteurs
L’angoisse est d’autant plus forte que les délais de paiement sont déjà en cours. « Nous avons peur que le temps passe et que nous soyons considérés comme refusant de payer, alors que ce n’est absolument pas de notre faute », écrivent plusieurs bénéficiaires.
Dans sa lettre, l’APOCE alerte sur « le risque de dépassement des délais légaux », susceptible d’avoir « un impact négatif sur la situation des bénéficiaires », malgré leur conformité totale aux critères du programme.
Les commentaires dénoncent également un grave déficit de communication : « aucun communiqué officiel », « aucune explication claire ». « On nous dit que 85 % ont payé et que 15 % restent, mais personne n’explique pourquoi », résument certains souscripteurs. Résultat : « le citoyen est laissé seul face au problème ».
Face à cette situation, les revendications sont précises : corriger immédiatement le dysfonctionnement de la plateforme, permettre l’accès effectif à l’ordre de paiement, prolonger les délais pour les personnes lésées et, surtout, ne pas faire supporter aux citoyens les conséquences d’erreurs techniques qui ne leur sont pas imputables.
















