Impossible de consulter le type de logement attribué, impossible de télécharger les ordres de versement. Voilà ce que vivent des milliers de souscripteurs au programme AADL 3 depuis plusieurs jours. Une situation qui a poussé trois députés de la circonscription d’Alger à saisir le ministre de l’Habitat par écrit.
Dans une lettre datée du 13 janvier, Doura Amar, Zahouf Azzedine et Khelassi Mohamed ont adressé une question écrite à Mohamed Tarek Belaribi pour obtenir des explications sur ces dysfonctionnements. Les parlementaires relaient les plaintes de citoyens qui se retrouvent dans le flou, sans savoir s’ils auront un F3 ou un F4, et sans pouvoir avancer dans leurs démarches, alors même qu’ils ont rempli toutes leurs obligations financières et légales.

“Ce qui se passe est injustifiable, que ce soit sur le plan technique ou administratif”, estiment les élus, qui pointent du doigt le silence de l’agence AADL. Aucun communiqué, aucune explication officielle n’a été fournie aux souscripteurs, ce qui, selon eux, ne fait qu’alimenter l’inquiétude et la méfiance.
Les députés réclament une intervention directe du ministre pour clarifier les raisons de ces blocages. Ils demandent également à l’agence de publier un calendrier précis, permettant aux citoyens de savoir quand et comment finaliser leurs dossiers. “Le logement est un droit constitutionnel”, rappellent-ils dans leur courrier, estimant que le manque de transparence risque d’entamer la confiance des citoyens envers les institutions.
Belaribi promet que tous les dossiers conformes seront satisfaits
De son côté, le ministre Belaribi s’est voulu rassurant lors de ses dernières sorties médiatiques. Tous les dossiers conformes seront satisfaits, a-t-il promis, précisant que l’examen des demandes se poursuit selon des critères stricts.
Toutefois, le ministre reconnaît l’existence de “quelques obstacles techniques”, mais affirme que le programme reste dans les clous. Les vérifications d’éligibilité, ajoute-t-il, continueront même après le paiement de la quatrième tranche, histoire de s’assurer que les logements iront bien à ceux qui y ont droit.
















