Le programme AADL 3 continue de cristalliser l’attention de la classe politique et des citoyens. Alors que des centaines de milliers d’Algériens attendent de concrétiser leur rêve d’accès à la propriété, le dossier rebondit une nouvelle fois sous la coupole de l’Assemblée Populaire Nationale (APN). Cette fois, c’est la gestion numérique et administrative du processus qui suscite l’interrogation des élus du peuple.
Un député de la wilaya de Médéa a adressé une question écrite au ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. Dans ce document officiel daté du 19 février 2026, le parlementaire Rabah Djerrou relaie les inquiétudes majeures d’une partie des souscripteurs. Ces derniers font face à des obstacles persistants sur la plateforme numérique, malgré le respect scrupuleux des étapes d’inscription. Le point de friction principal concerne le retard flagrant dans l’émission des ordres de versement de la première tranche.
En effet, de nombreux citoyens ayant finalisé leurs procédures ne parviennent toujours pas à obtenir ce document de paiement crucial. Par ailleurs, l’élu soulève l’absence de décision concernant la typologie des logements. À ce jour, de nombreux bénéficiaires ignorent s’ils seront affectés à un appartement de type F3 ou F4, une incertitude qui alimente le stress des familles.
Une pression parlementaire constante sur l’habitat
Il faut rappeler que cette intervention n’est pas un cas isolé. Régulièrement, des députés et des sénateurs interpellent le ministre de l’Habitat sur l’évolution du programme AADL 3. Ce dossier social de premier plan touche des centaines de milliers d’Algériens à travers tout le territoire national. Par conséquent, les élus de la nation se font l’écho d’une base populaire exigeante en matière de transparence et de respect des délais.
Pour le député de Médéa, cette situation pourrait refléter une problématique nationale. Il demande ainsi au ministère de fournir des explications techniques détaillées sur ces lenteurs. En outre, il exige un calendrier précis pour la régularisation des dossiers en suspens. Cette démarche vise à éviter tout retard supplémentaire qui pourrait fragiliser la confiance des souscripteurs envers l’agence.
Vers une stratégie de gestion unifiée ?
Les questions posées au ministre visent à instaurer une gestion plus équitable entre les différentes wilayas. L’objectif est de garantir que chaque souscripteur bénéficie du même niveau de transparence dans le traitement de son dossier, peu importe sa situation géographique.
Le programme AADL 3 reste un défi majeur pour le gouvernement actuel. La réponse du ministère de l’Habitat est désormais très attendue par l’opinion publique. Elle devra non seulement rassurer les élus, mais surtout apporter des solutions concrètes aux familles qui voient leur projet de vie suspendu à une mise à jour de la plateforme numérique.
















