Affaire Kamel Daoud : une bataille juridique

La chaîne de télévision privée algérienne, One TV, a décidé d’engager des poursuites judiciaires contre la maison d’édition française Gallimard, éditrice du roman Houris de Kamel Daoud, en raison de ce qu’elle considère comme des « sous-entendus dangereux » véhiculés dans un communiqué publié par l’éditeur.

Parallèlement, One TV annonce son intention d’intenter une action en justice distincte contre le directeur du journal Le Point, pour « diffamation et injures », suite à des déclarations qu’il aurait faites à son sujet lors d’une interview.

Cette escalade judiciaire fait suite à la diffusion, la semaine dernière, par la chaîne algérienne, du témoignage de Saada Arbane, une survivante de la décennie noire en Algérie. Dans ses déclarations, la trentenaire accuse Kamel Daoud et son épouse, la psychiatre Aïcha Dehdouh, d’avoir exploité son histoire personnelle à des fins littéraires, et ce, sans son consentement.

Houris, salué en France et couronné par le prestigieux prix Goncourt, est désormais au cœur d’une polémique qui secoue la scène littéraire algérienne. En effet, Kamel Daoud fait face à deux plaintes en Algérie : l’écrivain et son épouse sont accusés d’avoir divulgué et utilisé le récit d’une patiente pour nourrir l’intrigue de son roman.

Deux plaintes déposées

L’avocate algérienne Fatima Benbraham a précisé à la presse que deux plaintes avaient été déposées « dès la publication du livre » contre Kamel Daoud et son épouse. La première a été enregistrée au nom de l’Organisation nationale des victimes du terrorisme, tandis que la seconde a été déposée au nom de la victime elle-même. Le tribunal d’Oran, où résident l’écrivain et son épouse, a été saisi de l’affaire.

Kamel Daoud, pour sa part, n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations. Toutefois, son éditeur français, Gallimard, a fermement dénoncé, le 18 novembre, les « violentes campagnes diffamatoires orchestrées par certains médias proches d’un régime dont la nature ne fait aucun doute », et ce, depuis la parution de Houris. Dans un communiqué, Antoine Gallimard a affirmé : « Bien que Houris s’inspire de tragiques événements survenus en Algérie pendant la guerre civile des années 1990, son intrigue, ses personnages et son héroïne sont purement fictifs. »

De son côté, Kamel Daoud aurait pris la décision de contre-attaquer sur le terrain juridique. Selon des sources médiatiques, l’écrivain se préparerait à porter plainte pour diffamation contre One TV, poursuivant ainsi une guerre juridique qui ne semble pas prête de s’achever.

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