Le Maroc figure parmi les principaux bénéficiaires africains des financements du Groupe Banque européenne d’investissement (BEI) en 2025.
Selon les données communiquées début 2026, la BEI a engagé 740 millions d’euros au Maroc en 2025, soit son plus important volume annuel de financements dans le Royaume depuis 2012. Cette performance intervient dans un contexte où le Groupe BEI a mobilisé plus de 9 milliards d’euros dans le monde, dont 3,1 milliards d’euros en Afrique, représentant environ un tiers de son activité extérieure.
Un positionnement de premier plan en Afrique, sans classement détaillé
À l’échelle africaine, le Maroc est cité parmi les « principaux pays bénéficiaires » des financements 2025. Toutefois, la BEI ne publie pas de classement exhaustif pays par pays, ni de tableau comparatif indiquant le montant exact attribué à chaque État africain.
Sur le continent, 46 % des financements engagés en 2025 ont été consacrés à l’action climatique et à la durabilité environnementale, traduisant une orientation marquée vers les projets à fort impact environnemental et social.
Eau potable : renforcer la résilience hydrique
Au Maroc, une partie des financements a été dirigée vers la production et la distribution d’eau potable sûre, afin de renforcer des infrastructures hydriques résilientes face aux changements climatiques.
Une enveloppe de 70 millions d’euros a ainsi été mobilisée pour la modernisation des infrastructures d’eau potable, ciblant en priorité les petites villes et les zones rurales. L’objectif est double : sécuriser l’approvisionnement dans un contexte de stress hydrique croissant et garantir un accès équitable à l’eau.
Réseau électrique et transition énergétique
La BEI a également engagé 170 millions d’euros pour le renforcement et l’extension du réseau électrique national. Ces financements visent à améliorer la stabilité du système, tout en facilitant l’intégration accrue des énergies renouvelables dans le mix énergétique.
Cette approche s’inscrit dans une logique combinant résilience climatique, efficacité énergétique et respect des normes sociales, axes désormais centraux dans la stratégie du Groupe BEI.
Reconstruction après le séisme d’Al Haouz
La part la plus importante des engagements, soit 500 millions d’euros, correspond à la deuxième tranche d’un programme global d’un milliard d’euros destiné à la reconstruction des zones touchées par le séisme du 8 septembre 2023 dans la province d’Al Haouz.
Les financements concernent la réhabilitation d’écoles, d’hôpitaux, de routes et d’autres infrastructures essentielles. Ce programme intègre des standards élevés en matière de résilience climatique et de performance énergétique, avec l’ambition de reconstruire des infrastructures plus robustes que celles détruites.
Décaissements et soutien au secteur privé
En parallèle des signatures, 210 millions d’euros ont été décaissés en 2025. Environ 180 millions ont bénéficié à des projets publics dans les secteurs de l’éducation, de l’eau, de l’électricité, du transport et du développement urbain.
Le secteur privé a reçu près de 30 millions d’euros, notamment à travers des lignes de financement destinées à des entreprises opérant dans des filières exportatrices telles que l’automobile, le textile et l’agroalimentaire.
Pour 2026, l’institution prévoit de maintenir son engagement dans les infrastructures, la transition énergétique, la résilience climatique et le financement des petites et moyennes entreprises.
















