Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine Walid, a présidé aujourd’hui une rencontre nationale consacrée à la présentation et à l’examen du projet de la nouvelle loi d’orientation agricole.
Ont pris part à cette rencontre, selon le communiqué publié par le ministère à ce sujet, les cadres du secteur au niveau national, les directeurs des établissements et centres de recherche et de formation, les offices ainsi que les institutions financières et économiques sous tutelle.
Le président de la Chambre nationale d’agriculture et du secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens, ainsi qu’un nombre d’agriculteurs ont également participé au debat autour de cette loi qui a connu sa dernière révision en 2008.
Définir les filières stratégiques
Cette rencontre vise à « présenter les objectifs du projet de loi d’orientation agricole et de la souveraineté alimentaire, ainsi que le contexte général et les justifications des réformes à introduire », précise le communiqué, en soulignant la nécessité de prendre en considération les transformations économiques, sociales et environnementales qu’a connues le secteur depuis près de deux décennies .
Le projet de texte proposé à la discussion par les acteurs du secteur comporte un ensemble d’objectifs principaux, dont « le renforcement de la souveraineté alimentaire nationale à travers la définition des filières stratégiques prioritaires (céréales, lait, viandes, semences, etc.) et l’amélioration de la coordination entre la production, le stockage, la transformation et la distribution », ajoute le communiqué. Il vise également à « préserver les ressources génétiques locales végétales et animales » et à « réformer le système de soutien et de subventions pour un investissement optimal des ressources ».
Une loi qui unifie les textes relatifs au foncier agricole
Le communiqué du ministère de l’Agriculture mentionne, par ailleurs, « la création de mécanismes de régulation efficaces pour protéger les producteurs en cas de surproduction, garantir le pouvoir d’achat du citoyen, simplifier les procédures administratives et moderniser la gouvernance agricole ».
Parmi les objectifs de l’adoption d’une nouvelle loi d’orientation agricole figurent également « l’accélération de la transition technologique et numérique, la structuration des chaînes de valeur et le renforcement de l’investissement privé ». Dans ce cadre, le ministère a évoqué la nécessité de « promouvoir la profession d’agriculteur et d’éleveur à travers la formation continue, et de créer des mécanismes incitatifs pour attirer les jeunes et les porteurs de projets innovants ».
Le dernier axe de la réforme du cadre législatif du secteur agricole consiste en « la mise en place d’un système intégré de gestion des risques agricoles ».
En plus de la présentation du projet de loi d’orientation agricole, cette rencontre a également permis d’exposer le projet de nouvelle loi relative au foncier agricole, laquelle « unifiera l’ensemble des textes réglementaires, décisions et circulaires liés au foncier agricole et à son exploitation », selon le même communiqué.
















