Le ministre de l’Agriculture a annoncé qu’une nouvelle couverture contre les catastrophes climatiques est en cours d’élaboration. Les céréaliers, en première ligne, sont particulièrement visés.
Sécheresses prolongées, pluies capricieuses, sols qui s’érodent…le dérèglement climatique n’est plus une hypothèse pour les agriculteurs algériens, c’est le quotidien. Face à cette réalité, le ministère de l’Agriculture veut revoir sa copie en matière d’assurance.
Intervenant jeudi devant les députés, Yacine El-Mahdi Oualid a annoncé que son département travaillait à élargir le périmètre de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA) pour couvrir les aléas climatiques de plus en plus fréquents.
Un nouveau produit à l’étude
Une formule d’assurance couvrant spécifiquement les catastrophes climatiques -sécheresse, vents violents est « actuellement à l’étude », a précisé le ministre. Elle s’ajouterait aux garanties classiques de la CNMA, qui couvre déjà le gel, les incendies, les inondations et les pertes de rendement.
La CNMA devrait ainsi “lancer de nouvelles offres qui prennent en compte les différentes catastrophes naturelles auxquelles les agriculteurs sont confrontés de manière récurrente ces dernières années”, selon Walid.
Les céréales en première ligne
La filière céréalière, très dépendante des précipitations, est en première ligne. Les dernières campagnes l’ont montré, entre déficit hydrique, chaleurs précoces et rendements en baisse. Le ministre a rappelé l’étendue des dégâts- érosion des sols, prolifération des ravageurs, production en recul- tout en pointant des systèmes d’irrigation encore trop tributaires de la pluie.
D’où la nécessité, selon Walid, d’ “accompagner les agriculteurs et de les sensibiliser à l’importance de moderniser leurs pratiques et d’assurer leur activité”.
















