Algérie – Ali Haddad : « L’acquisition d’entreprises publiques ne nous intéresse pas » (médias)

FCE Ali Haddad

Dans son instruction au gouvernement le vendredi 12 janvier 2018, Abdelaziz Bouteflika a annoncé que tout projet d’ouverture de capital ou de cession d’actifs d’EPE devait désormais, acquérir, au préalable, l’accord du chef de l’Etat, auquel, seul, revenait « la décision finale » dans ce domaine.

 

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Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad, a indiqué que son entreprise, l’ETRHB, n’était pas intéressée par l’acquisition d’actions d’entreprises publiques algériennes. « Nous avons beaucoup d’activités. Que Dieu nous aide pour développer tout ce qu’on a entrepris ! », a-t-il déclaré dans un court entretien à Tout sur l’Algérie (TSA)  portant sur la récente instruction présidentielle au gouvernement au sujet de la privatisation des entreprises publiques économiques (EPE).

Dans son instruction au gouvernement le vendredi 12 janvier 2018, Abdelaziz Bouteflika a annoncé que tout projet d’ouverture de capital ou de cession d’actifs d’EPE devait désormais, acquérir, au préalable, l’accord du chef de l’Etat, auquel, seul, revenait « la décision finale » dans ce domaine.

Ali Haddad a rappelé, dans ses réponses à TSA, que la charte de Partenariat public privé, signé en décembre 2017 entre le gouvernement, le FCE et l’UGTA, portait sur la coopération entre les deux secteurs et non pas sur la privatisation des entreprises étatiques.

En affirmant que son entreprise n’était pas intéressée par l’acquisition d’EPE, le président du FCE rejette les thèses selon lesquelles la présidence vise, par cette instruction, à contrôler les ambitions que nourriraient déjà certains opérateurs privés d’acquérir des EPE privatisables. En rappelant la différence entre « privatisation » et « partenariat », il répond à la Confédération générale des entreprises algériennes qui a vu en cette instruction présidentielle une annulation pure et simple de la charte de partenariat public privé.

L’instruction présidentielle de la semaine dernière peut être considérée comme faisant écho à l’ordonnance 01-04 u 20 août 2001 relative à l’organisation, la gestion et la privatisation des entreprises publiques économiques. Aux termes de cette ordonnance, les programmes de privatisation sont adoptés par le Conseil des ministres, lequel est présidé par le chef de l’Etat.

 

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