Les prix des œufs continuent de reculer sur les marchés de gros algériens. Ce samedi 28 février, le plateau de 30 œufs s’échange entre 350 et 360 dinars, contre 420 dinars le premier jour du Ramadhan. La baisse atteint donc entre 60 et 70 dinars. Sur les rayons, les prix se situent actuellement entre 400 et 480 dinars le plateau, selon les points de vente.
Cette diminution s’explique par deux facteurs principaux. D’une part, le mois sacré influence la demande. Après le pic des premiers jours, les prix tendent à se stabiliser, puis à baisser dès la deuxième semaine du Ramadhan. D’autre part, l’offre reste abondante. La production dépasse la demande, ce qui tire mécaniquement les prix vers le bas. Les professionnels estiment que cette situation pourrait se prolonger dans les prochaines semaines.
Par ailleurs, d’autres produits alimentaires enregistrent également des baisses en ce début de la deuxième semaine du Ramadhan. La pomme de terre a perdu 20 dinars, la courgette 120 dinars, et les carottes 30 dinars par rapport aux semaines précédentes. Cette tendance reflète un excédent de production combiné à une demande modérée sur certains légumes de saison.
La salade et les fraises résistent
Cependant, tous les produits ne suivent pas cette trajectoire. Les prix de la salade, des fraises et des bananes restent élevés. Les commerçants expliquent que ces produits restent recherchés par les consommateurs malgré le Ramadhan. La persistance des prix élevés pour certains fruits et légumes montre que l’offre ne suffit pas à satisfaire la demande dans ces segments précis.
Pour les ménages, cette baisse généralisée des œufs et de certains légumes représente une opportunité d’économiser sur le budget alimentaire du mois sacré.
La combinaison d’une offre excédentaire et d’une régulation saisonnière de la demande explique la chute des prix. Si les tendances actuelles se maintiennent, les consommateurs pourraient profiter de prix stables à la baisse pour les œufs et plusieurs légumes essentiels. En revanche, certains produits comme les fraises, les bananes et la salade devraient continuer à se vendre à des prix élevés, reflétant un déséquilibre entre offre et demande.
Cette dynamique illustre l’impact direct du Ramadhan sur le marché alimentaire algérien et souligne l’importance pour les acteurs économiques de suivre les fluctuations des prix de près.
















