Entamée le 3 janvier dernier, la grève nationale des transporteurs privés de voyageurs perd de son intensité. Ce dimanche 11 janvier, le mouvement de protestation s’affaiblit de manière significative à travers le pays. Bien que des poches de résistance subsistent ici et là, la majorité des opérateurs ont choisi de reprendre leur activité pour assurer le service public après une semaine de fortes tensions.
Le contraste est frappant selon les régions. Dans les wilayas de l’intérieur, la reprise du trafic est désormais presque totale. Les usagers ont pu retrouver leurs habitudes de déplacement après plusieurs jours d’incertitude. En revanche, la situation demeure précaire dans les wilayas du Centre. À Alger et Tizi Ouzou, la reprise n’est encore que partielle. Dans ces zones, de nombreux transporteurs maintiennent le débrayage, provoquant des attentes prolongées aux arrêts.
La situation reste également complexe dans la wilaya de Béjaïa. Le transport vers les villages et les zones rurales demeure fortement perturbé. Une partie importante des prestataires locaux refuse toujours de redémarrer les moteurs. Par ailleurs, le transport inter-wilaya enregistre encore des dysfonctionnements notables. Ce blocage persiste car une frange des grévistes exige des réponses claires avant tout retour définitif au travail.
Les revendications au cœur du conflit
Les transporteurs privés défendent une plateforme de revendications précise. Ils réclament d’abord le retrait immédiat du projet d’amendement du Code de la route, jugé trop répressif. Ensuite, la corporation demande une révision à la hausse des tarifs des tickets pour couvrir l’augmentation des charges d’exploitation. Enfin, ils alertent sur la pénurie de pièces de rechange et exigent leur disponibilité sur le marché national.
Des assurances officielles qui peinent à convaincre
Pourtant, le dialogue semble amorcé. Jeudi dernier, le président du Conseil de la Nation a reçu les représentants des syndicats du secteur. Suite à cette rencontre, les délégués ont tenté de rassurer la base. Ils affirment que les autorités prendront des mesures concrètes pour satisfaire les demandes des grévistes.
Toutefois, ces promesses ne suffisent pas à convaincre la totalité des transporteurs. Une partie d’entre eux reste sceptique et attend des actes officiels. Le climat social demeure donc tendu malgré la reprise partielle constatée ce matin. Les prochains jours diront si les garanties de l’État suffiront à clore ce bras de fer.
















