Les tarifs des transports publics de voyageurs, notamment ceux des bus et des taxis, connaîtront très prochainement une révision à la hausse. La décision a été prise vendredi après-midi à l’issue d’une réunion d’urgence ayant regroupé les représentants de quatre organisations syndicales du secteur des transports avec le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et des Transports.
Selon les informations recueillies, cette rencontre exceptionnelle faisait suite à la montée de la contestation des transporteurs, qui réclamaient une revalorisation des tarifs afin de compenser la hausse des prix du carburant appliquée depuis le 1er janvier. Une revendication centrale qui a finalement été acceptée par le représentant du ministère de tutelle.
« La revendication relative à l’augmentation des tarifs pour faire face à la hausse des carburants a été accordée », a indiqué Bilal Mohamed, président de l’Union nationale des transporteurs. Il a précisé que l’essentiel des demandes formulées par les syndicats a trouvé un écho favorable auprès des autorités. « Nous pouvons dire que 80 % de nos revendications ont été satisfaites », a-t-il affirmé.
Toutefois, le responsable syndical a tenu à appeler les professionnels du secteur au calme, exhortant les transporteurs à ne pas répondre aux « appels à la grève générale ou à la confrontation » qui circulent sur les réseaux sociaux. Selon lui, le dialogue reste ouvert avec les pouvoirs publics et les discussions suivent leur cours institutionnel.
Concernant le montant exact de la hausse des tarifs des transports publics, Bilal Mohamed a précisé que la question sera tranchée mardi prochain, lors d’une réunion prévue au siège du ministère des Transports. Cette rencontre devrait permettre de fixer officiellement les nouveaux barèmes applicables aux différentes catégories de transport, notamment les lignes urbaines, interwilayas et les taxis.
En attendant cette annonce, le mot d’ordre de la grève lancé par les groupes structurés a été largement suivi dans plusieurs wilayas du pays. D’après les informations collectées, les transporteurs de voyageurs assurant les lignes inter-wilayas ont massivement observé l’arrêt de travail, perturbant fortement la circulation et les déplacements des citoyens.
Le mouvement a également été suivi par les chauffeurs de camions, traduisant un mécontentement plus large lié à l’augmentation des coûts d’exploitation, en particulier ceux du carburant et de l’entretien des véhicules.
Cette révision annoncée des tarifs intervient dans un contexte marqué par une pression croissante sur les professionnels du transport, confrontés à une hausse généralisée des charges. Les usagers, de leur côté, attendent désormais de connaître l’ampleur de l’augmentation et sa date d’entrée en vigueur officielle.
















