Somiphos et Pupuk Indonesia ont signé mardi un accord-cadre. Pour l’instant, il ne s’agit que d’études préliminaires.
L’Algérie et l’Indonésie ont signé un mémorandum d’entente dans le secteur du phosphate, présidé par Mohamed Arkab, ministre d’État chargé de l’Énergie et des Mines. Somiphos, filiale phosphate de Sonatrach opérant notamment au complexe Djebel El- Onk, dans la wilaya de Tebessa avec une capacité de production d’environ 2 millions de tonnes par an, et Pupuk Indonesia, premier producteur d’engrais en Asie-Pacifique avec une capacité de 14,6 millions de tonnes annuelles, ont paraphé ce document.
Ce que prévoit le texte
Ce mémorandum, d’une durée de 18 mois renouvelable, porte sur des études de faisabilité technique et économique pour trois axes, à savoir la fourniture de phosphate algérien à Pupuk Indonesia, des investissements conjoints en exploitation et transformation en Algérie, et le développement de produits dérivés comme les engrais.
L’Algérie possède les troisièmes plus grandes réserves mondiales de phosphate, estimées à 2 milliards de tonnes (dont 2,2 milliards de tonnes de P2O5), principalement à l’est du pays, au-delà de la simple exportation de minerai brut.
Pupuk Indonesia, un acteur de poids
Pupuk Indonesia cherche à diversifier ses approvisionnements pour soutenir son agriculture clé, tandis que l’Algérie vise à développer sa filière minière via des partenariats, comme récemment avec le Pakistan (Fatima Fertilizers pour la mine de Bir El Ater, près de 850 millions de tonnes). Aucun engagement contraignant n’existe encore, mais des accords opérationnels pourraient suivre les échanges périodiques de données.
















