Algérie-L’Etat se désengage du financement des infrastructures : Le Partenariat public-privé comme nouvelle approche

Algérie-L’Etat se désengage du financement des infrastructures : Le Partenariat public-privé comme nouvelle approche

Face à la chute des revenus pétroliers, le gouvernement prône désormais une nouvelle approche pour le financement des projets d’infrastructure, reposant sur le partenariat public-privé. Une nouvelle loi est en cours de préparation pour fixer les contours de cette coopération entre l’Etat et le secteur privé.

 

Une nouvelle loi permettant de financer les projets d’infrastructures à travers des partenariats public-privé (PPP) est en cours d’élaboration, selon une déclaration du ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjemaa Talaï, rapportée par l’APS.

En marge de l’ouverture de la 14e édition du Salon international des travaux publics (SITP), il a affirmé que « il n’est plus question de compter sur la seule dépense publique ». C’est pourquoi cette nouvelle approche doit être encadrée par des textes de loi notamment en ce qui concerne la relation entre les différentes parties contractuelles.

« Ce nouveau mode de financement des projets représente une solution alternative permettant d’assurer la pérennité du développement en Algérie », a déclaré M. Talaï. Il s’agit essentiellement, selon ses explications, de mobiliser des ressources financières pour la réalisation de projets d’infrastructures publiques, provenant d’opérateurs privés ou publics, algériens principalement, qui bénéficieront des revenus générés par l’exploitation de ces infrastructures.

« Les pouvoirs publics ont mis en place des mécanismes et introduit des facilitations pour permettre une autre approche du développement du secteur et une plus grande ouverture aux opérateurs nationaux et étrangers dans le financement, la réalisation et la gestion des grandes infrastructures dans le cadre d’une démarche économique rationnelle et d’un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il noté.

Le mode financement des projets d’infrastructure reposant sur la seule dépense publique a été adopté au milieu des années 2000 à l’époque du pétrole cher. Cette approche a été souvent critiquée, des experts lui préférant le financement par concession BOT (Build, Operate and Transfer) ou les partenariats public-privé qui ont l’avantage  d’étaler les dépenses d’investissement de l’Etat sur une longue période, d’attirer des sources de financement alternatives au budget de l’Etat, de maitriser les coûts de réalisation et de créer des synergies entre le secteur public et privé, entre autres.

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