Une stabilité imposée par le contexte social
Pourtant, l’euro avait entamé la nouvelle année avec une tendance haussière. Le marché noir avait enregistré trois augmentations consécutives les lundi 5, mardi 6 et mercredi 7 janvier. Cependant, la valeur de la monnaie unique s’est figée depuis mercredi dernier. Les intervenants appliquent désormais la même cotation pour l’achat et la vente, reflétant une forme d’attentisme économique.
Aujourd’hui, le billet de 100 euros s’échange à la vente contre 28 100 DZD. Pour l’achat, le taux de change se maintient à 27 800 DZD pour 100 euros. Selon un cambiste, cette stagnation s’explique par l’impact de la grève des transporteurs. Ce mouvement, démarré le 3 janvier sur l’ensemble du territoire, a ralenti les échanges commerciaux et les déplacements de personnes.
La baisse de l’activité commerciale a rapidement touché la fluidité du marché noir. En effet, le transport de marchandises est un moteur essentiel dans la vie économique. « La demande et l’offre en euro ont connu une baisse drastique depuis le début de la grève. Les transactions ont reculé dans les deux sens », explique un opérateur du secteur.
Dans ce climat d’incertitude, les acteurs du change préfèrent maintenir les mêmes valeurs. Ils observent l’évolution de la situation avant de prendre de nouvelles positions. L’influence de la crise sociale a donc créé un palier artificiel dans la courbe des prix de la devise européenne.
Des changements attendus après la fête de Yennayer
L’annonce de la fin de la grève ce dimanche pourrait rapidement relancer la dynamique. La reprise du trafic influencera certainement le taux de change dans un sens ou dans un autre dès les prochaines sessions. Toutefois, le retour à une activité habituelle est prévu pour le mardi 13 janvier.
Ce décalage s’explique par la célébration de Yennayer le lundi 12 janvier. Cette fête, qui marque le nouvel an berbère, est chômée et payée en Algérie depuis près de dix ans. Le marché noir devrait donc retrouver son animation réelle au lendemain de ce jour férié. Les cambistes prévoient alors une reprise des flux qui déterminera la nouvelle orientation de l’euro face au dinar.
















