Le port de Béjaïa a enregistré des performances historiques en 2025, selon le dernier bulletin d’information de l’entreprise portuaire de Béjaïa (EPB). Ces résultats confirment le rôle central de cette infrastructure dans la stratégie nationale de promotion des exportations.
En effet, le trafic global à l’embarquement a atteint 3 424 817 tonnes à la clôture de l’exercice 2025. Si l’on compare ce chiffre à l’année 2024, qui totalisait 1 987 940 tonnes, le constat est sans appel. Le volume exporté enregistre une croissance spectaculaire de 72,28 %. Cette hausse globale témoigne de l’efficacité des mesures prises pour booster les échanges extérieurs.
Une progression sur les deux fronts
La performance du port de Béjaïa repose sur deux piliers : les hydrocarbures et les exportations hors hydrocarbures. Les deux secteurs ont connu une progression notable en 2025.
Sur le volet énergétique, le volume exporté a atteint 2 536 948 tonnes en 2025, contre 1 604 044 tonnes l’année précédente, soit une hausse de 58,16 %.
C’est toutefois sur les exportations hors hydrocarbures que le port enregistre sa progression la plus marquée. Le volume a atteint 887 869 tonnes en 2025, contre 383 896 tonnes en 2024, soit une croissance de 131,28 %. Cette évolution traduit la montée en puissance des exportations industrielles transitant par le port.
Une offre variée à l’export
La diversité des marchandises traitées au port de Béjaïa illustre la vitalité du tissu productif algérien. D’abord, les vracs liquides (hors hydrocarbures) constituent une part majeure avec 2 545 398 tonnes, soit une hausse de 57,38 %. Ensuite, le port a vu l’émergence d’un nouveau flux de vracs solides à l’exportation de 465 486 tonnes. Enfin, les marchandises diverses atteignent 413 933 tonnes, progressant de 11,69 %.
Concernant le trafic conteneurisé, le port de Béjaïa a embarqué 144 384 EVP (Équivalent Vingt Pieds). Cela représente une progression de 12,57 % par rapport aux 128 256 EVP de 2024.
Le passage au 3×8 comme accélérateur
Cette réussite s’explique par des choix stratégiques décisifs. À la demande des hautes autorités, le port fonctionne désormais en continu, 24h/24 et 7j/7, grâce au passage au régime des 3×8 en février dernier.
Cette organisation a radicalement réduit les délais de traitement. Par exemple, le séjour moyen des navires en rade est passé de 4,32 jours à 1,92 jour, soit une réduction de 55,56 %. Le traitement record du navire M/V WL ATLANTIC, déchargé en seulement trois jours pour plus de 32 000 tonnes de maïs, illustre ce nouveau standard d’excellence.
















