Depuis plusieurs semaines, les cours mondiaux du métal jaune flambent. Cette tendance internationale s’est répercutée avec force sur le marché local. Aujourd’hui, le prix de l’or en Algérie atteint des niveaux records, rendant ce métal précieux presque inaccessible pour de nombreux foyers.
Dans les vitrines des bijouteries de Bordj Bou Arreridj, le constat est sans appel. Le prix de l’or 22 carats ne cesse de grimper de jour en jour. Cette ascension fulgurante impacte directement le pouvoir d’achat des citoyens, alors que le métal jaune demeure un élément central des traditions algériennes.
Une ascension vertigineuse en quelques semaines
L’évolution des prix d’achat chez les bijoutiers montre une progression quasi ininterrompue depuis la mi-décembre. Pour comprendre l’ampleur de cette hausse, il suffit d’observer la chronologie des tarifs relevés dans la région de Bordj Bou Arreridj.
Le 17 décembre, le gramme s’échangeait à 29 000 DZD. Le 27 décembre, il atteignait déjà 29 500 DZD. Malgré un court répit à 28 500 DZD le 29 décembre, la tendance est repartie à la hausse dès l’entame de l’année 2026.
Le mois de janvier marque une accélération spectaculaire de la courbe :
- 5 janvier : entre 28 800 et 29 400 DZD ;
- 12 janvier : 30 100 DZD ;
- 15 janvier : 30 400 DZD ;
- 21 janvier : 31 000 DZD ;
- 25 janvier : 32 600 DZD ;
- 26 janvier : 33 000 DZD.
Il faut préciser que ces chiffres concernent uniquement les prix d’achat. Les prix de vente aux clients, incluant les frais de façonnage (façon), sont donc nettement plus élevés.
Le mariage algérien face à la crise de l’or
Cette flambée du prix de l’or pose un véritable problème social. En Algérie, l’or est indispensable lors des fêtes de mariage. Il constitue la pièce maîtresse du trousseau de la mariée. Offrir une parure n’est pas seulement un symbole de prestige, c’est une obligation coutumière et une sécurité financière pour la future épouse.
Cependant, avec un gramme qui frôle désormais les 33 000 DZD, constituer une dot devient un défi insurmontable pour les jeunes couples. De nombreuses familles se retrouvent contraintes de réduire leurs exigences ou de se tourner vers des bijoux plus légers, voire d’autres alternatives.
Pourquoi cette flambée mondiale ?
L’instabilité économique internationale pousse les investisseurs vers les valeurs refuges. En conséquence, la demande mondiale explose et tire les cours vers le haut. Le marché algérien subit cette pression de plein fouet, amplifiée par les dynamiques locales du marché des devises et l’offre limitée.
En résumé, le prix de l’or suit une courbe exponentielle qui inquiète autant les bijoutiers que les clients. Si cette tendance persiste, le métal précieux pourrait définitivement devenir un luxe hors de portée pour la classe moyenne algérienne.
















