Le marché national de la volaille connaît une bouffée d’oxygène. Après une légère tension durant les premières quarante-huit heures du mois sacré, le prix des œufs amorce une tendance baissière. Sur les marchés de gros de référence, les cotations affichent désormais un retour aux niveaux de début de mois, signalant une stabilisation rapide de l’offre et de la demande.
Aujourd’hui, le plateau de 30 œufs se négocie à 400 dinars sur les principales places de gros. Ce tarif représente une diminution moyenne de 20 dinars par rapport aux prix pratiqués lors des deux premiers jours du Ramadhan. Cette correction technique prouve que la spéculation initiale, souvent observée en début de période de forte consommation, s’essouffle déjà. Les analystes du secteur confirment que les prix reviennent à leur niveau de base. Cette fluidité de l’approvisionnement permet d’anticiper une répercussion imminente sur le panier du consommateur.
Répercussions attendues sur le commerce de détail
Il est important de noter que cette baisse constatée au niveau des grossistes n’est pas encore totalement visible pour le client final. En effet, la chaîne logistique impose un léger décalage temporel. Actuellement, dans les commerces de proximité et les grandes surfaces, le plateau s’affiche encore entre 480 et 520 dinars. Cependant, l’effet domino devrait se produire sous peu. On estime que cette baisse aura un impact direct sur les prix de vente au détail dans un délai de deux à trois jours. Par conséquent, les ménages peuvent s’attendre à voir les tarifs descendre dans une fourchette comprise entre 460 et 500 dinars le plateau dès le milieu de semaine.
Une conjoncture hivernale atypique
Cette année, le marché de l’œuf se distingue par une configuration inédite. Habituellement, la saison froide est synonyme de flambée des prix en raison des coûts de chauffage des poulaillers et de la baisse de productivité des poules pondeuses. Pourtant, l’hiver 2025-2026 marque une rupture avec cette tendance historique. Contrairement aux hivers 2023 et 2024, où les prix avaient franchi le seuil critique des 600 dinars le plateau, la situation actuelle reste maîtrisée. Plusieurs facteurs, dont une meilleure gestion des stocks d’aliments de volaille et des conditions climatiques moins extrêmes, expliquent cette stabilité exceptionnelle.
Malgré une pression saisonnière liée au Ramadhan, le prix des œufs reste nettement inférieur aux records des années précédentes. Cette dynamique positive renforce le pouvoir d’achat des citoyens dans un contexte économique attentif à l’inflation alimentaire.
















