Algérie-Le SILA peine à s’autofinancer malgré ses atouts commerciaux (vidéo)

Algérie-Le SILA peine à s’autofinancer malgré ses atouts commerciaux (vidéo)
En Algérie, un titre qui se vend à 10 000 exemplaires dans les 18 premiers mois suivant sa parution est considéré comme une « bonne affaire »

Le Salon international du livre d’Alger (SILA), qui ouvre ses portes demain  est la plus médiatisée des manifestations de l’agenda culturel en Algérie .Il continue néanmoins de dépendre des subventions publiques pour son organisation. L’événement , bien qu’il  représente un moment commercial charnière pour les éditeurs, n’a toujours pas la cote auprès des sponsors.  

 

Le Salon international du livre d’Alger (SILA) continue de dépendre des subventions publiques pour financer son organisation en dépit de la foule qu’il draine, estimée à plus d’un million de visiteurs chaque année. Une affluence que les éditeurs expliquent par la rareté de ce genre d’évènements à l’intérieur du pays mais que les organisateurs n’arrivent toujours pas à la vendre aux sponsors . En effet, le SILA attire un million de visiteurs par an depuis maintenant trois années et se place en tête des manifestations les plus médiatisées de l’agenda culturel du pays. Une exposition qui ne lui a en tout cas pas permis de relever sa cote auprès des annonceurs.  « Seuls Ooredoo avec un montant de 10 millions de dinars et Aigle Azur en transportant nos invités à partir de la France nous ont aidé cette année. Nous avons pourtant écrit des dizaines de lettres à des entreprises qui dépensent par ailleurs beaucoup pour leur image », a regretté le commissaire du 19e  Salon International  du livre d’Alger ,Hamidou Messaoudi, dans un entretien accordé la semaine dernière à Radio M.

Moment commercial charnière pour les éditeurs

En Algérie, où le tissu de librairies reste fragile et où un titre qui se vend à 10 000 exemplaires dans  les 18 premiers mois  suivant sa parution est considéré comme une « bonne affaire », le Salon International du livre d’Alger (SILA) reste, par contre, le plus important moment commercial pour les professionnels du livre, a estimé le patron des Éditions Barzakh, Sofiane Hadjadj. « Nous réussissons à l’occasion du SILA ce que nous ne pouvons réussir tout au long de l’année », a-t-il déclaré, estimant, que cet évènement annuel reste un moment charnière pour les éditeurs. « C’est d’abord un évènement commercial qui nous permet d’aller à la rencontre des lecteurs potentiels ou les clients si j’ose dire, aussi bien particuliers qu’institutionnels ». M. Hadjadj explique par ailleurs que l’affluence qu’attire le SILA est « le reflet d’un vide tout au long de l’année, dû à la fragilité du réseau de librairies ». Le patron des Éditions Barzakh suggère à ce propos « la multiplication des salons internationaux à travers les différentes régions du pays, à Oran, Constantine ou encore Annaba ». « Ce sont plutôt les éditeurs étrangers qui attirent le public. Ainsi et au lieu de se contenter de petits salons nationaux à travers les grandes villes du pays, y organiser des évènements de l’envergure du SILA permettrait d’intéresser les lecteurs de l’intérieur du pays à fréquenter de tels évènements plus  près de  chez eux afin de désengorger Alger », a-t-il conclu.  

Des stands à des tarifs dérisoires

Si le SILA dépend de la subvention du ministère de la culture pour boucler son budget, c’est aussi parce que les tarifs appliqués aux exposants pour les espaces qu’ils louent sont dérisoires. Les revenus provenant de la location des stands, constituant la principale source de financement de ce genre d’évènement de par le monde, continue à être considérée plutôt comme un appoint. Au grand bonheur des éditeurs bien sûr, qui réalisent de bonnes affaires à l’occasion du salon. « Ils ne sont pas symbolique mais très accessibles », s’est félicité Sofiane Hadjadj. « Cet appoint de revenus aussi fait défaut et ne permet pas au SILA d’entrevoir l’autofinancement, comme cela est le cas pour les grands évènements du genre dans le monde », a avoué M. Messaoudi.  Les tarifs appliqués aux exposants algériens sont de 3500 DA (45 USD)pour  les frais de participation et 3000 DA (38 USD) le mètre carré pour la location des stands. Pour les exposants   étrangers, les frais de participation sont fixés à 150 USD et à 120 USD le mètre carré. La surface globale louée cette année pour cette 19e édition du SILA est de 20 000 mètres carrés.  

Extraits vidéo : https://algeriefocus.com/bit.ly/1waIXMi

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