Algérie: Les « Panama papers » rattrapent l’ancien ministre du trésor Ali Benouari

Algérie: Les « Panama papers » rattrapent  l’ancien ministre du trésor Ali Benouari
Les ''petites cachoteries'' de Benouari révélées dans Le Monde

 

Ancien ministre algérien du Trésor (et citoyen suisse) Ali Benouari est rattrapé à son tour par les Panama Papers où l’on apprend, via le journal Le Monde, qu’il avait créé en 2000 une société offshore « pour dissimuler la vente des actions qu’il détenait dans le capital de Société générale Algérie. »

 

Lyas Hallas, l’auteur de l’article, explique que l’ancien ministre a également eu recours au désormais célèbre cabinet Mossack Fonseca pour «créer une compagnie offshore, Beroll Group SA, enregistrée aux îles Vierges britanniques. »

Ladite compagnie dissoute le 31 octobre 2001 e était destinée « à servir de paravent à la cession, au profit de Khalifa Bank, des actions qu’il détenait dans le capital de Société générale Algérie (SGA), la filiale locale du groupe français Société générale. »

L’article souligne que l’ancien ministre a décidé de ne plus apparaitre comme administrateur de la société, ce qui a été fait. Deux administrateurs ont été désignés par le cabinet Mossack Fonseca avant que Ali Benouari ne reprenne son statut.

 Pierre Richa, patron de la société fiduciaire Pierre Richa & Partners,  qui avait saisi Mossack Fonseca pour la désignation d’administrateurs locaux a finalement remis le nom de l’ancien ministre dans la société offshore.

 « Le nom du nouvel administrateur est Ali Benouari, d’Algérie, résidant à Genève. Veuillez préparer une décision pour l’ouverture d’un compte bancaire à Genève », a requis Pierre Richa dans une correspondance adressée à Mossack Fonseca en août 2000 » rapporte Le Monde.

Pourquoi toutes ces « petites cachotteries », l’article en donne les raisons « L’ancien ministre et ex-gouverneur de la Banque centrale (en 1988) détenait des actions dans le capital social de départ de SGA. Le groupe Société générale avait en effet concédé près du tiers des actions de sa filiale (29 %) aux cadres financiers qui l’avaient introduite sur le marché algérien, avant d’en reprendre la totalité en 2005. Mais, entre-temps, les actionnaires minoritaires se sont retirés du capital au profit de Khalifa Bank. C’était entre 2000 et 2001, peu de temps avant que la Banque d’Algérie ne gèle les transferts de cette banque aux pratiques peu orthodoxes et qui s’est retrouvée, quelques années après, au cœur d’un retentissant scandale financier ; son fondateur, Rafik Khalifa, a été condamné à dix-huit ans de prison en 2015. »

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