En ce troisième jour du mois de Ramadhan, le marché national des fruits et légumes affiche des tendances contrastées. Si la stabilité domine pour la majorité des produits de large consommation, deux légumes phares bousculent actuellement le budget des ménages. Les prix de la salade et de la courgette enregistrent une hausse fulgurante sur l’ensemble du territoire national. Cette situation rappelle aux consommateurs les Ramadhans précédents, où les tarifs de ces deux produits agricoles avaient atteint des sommets à l’occasion du mois sacré.
Une flambée localisée sur les produits indispensables
La salade verte, ingrédient central des tables algériennes en cette période de jeûne, connaît une progression spectaculaire. Elle s’affiche désormais entre 200 et 250 dinars le kg. Cette tarification représente une augmentation nette de 70 à 100 dinars par kilo par rapport aux tarifs appliqués au début du mois. La courgette suit une trajectoire identique. Ce légume de base, essentiel à la préparation quotidienne de la « chorba » et d’autres plats surtout oscille entre 200 et 230 dinars. En l’espace de deux semaines, les consommateurs ont vu les étiquettes grimper de pas moins de 70 dinars par kilo. Enfin, la carotte enregistre également une tendance haussière, bien que moins marquée. Son prix se situe aujourd’hui entre 130 et 180 dinars, soit une hausse de 50 dinars en moyenne sur la quinzaine.
Une explosion de la demande liée aux traditions
Ces flambées habituelles s’expliquent par l’explosion de la demande depuis le lancement du mois sacré. Les traditions culinaires des Algériens placent ces trois produits au cœur de la préparation quotidienne des repas. Cette pression massive sur l’offre provoque mécaniquement un ajustement des prix vers le haut chez les détaillants. Toutefois, cette situation ne devrait pas durer. Selon un marchand ambulant, les prix vont commencer à baisser, voire à revenir à leur moyenne saisonnière, dès la fin de la première semaine du mois de carême.
Une stabilité globale grâce à l’intervention de l’État
En revanche, les autres produits agricoles n’ont pas connu de flambée cette année. Les prix de la pomme de terre, de la tomate, de l’oignon et des fruits n’ont pas enregistré d’envolée particulière. Les quelques ajustements constatés par endroits n’ont pas dépassé les 20 dinars par kilo.
Cette maîtrise relative du marché s’explique par la convergence de plusieurs facteurs structurels et conjoncturels. En premier lieu, l’abondance de l’offre issue de la production nationale garantit un approvisionnement régulier des étals. Parallèlement, la multiplication des marchés de proximité contrôlés par l’État offre une alternative directe aux citoyens. Enfin, un contrôle accru des circuits de distribution par les services publics limite les spéculations. Cette synergie d’actions a fini par porter ses fruits en évitant les hausses vertigineuses enregistrées lors des Ramadhans des années passées.
















