La loi consacre des enveloppes massives aux routes, barrages, logements et hôpitaux. Autant de chantiers d’investissement censés sortir l’économie de sa dépendance aux hydrocarbures.
16.861 milliards de dinars. C’est le plafond d’autorisations d’engagement prévu par la loi de finances 2026 pour les dépenses d’investissement du budget général de l’État, en hausse par rapport à l’année précédente.
La ventilation par ministère et par programmes indique que les crédits ouverts sont destinés aux infrastructures routières et autoroutières, aux équipements hydrauliques, à l’énergie et l’électrification, au logement public, à la santé et à l’éducation.
Les lignes consacrées à la réalisation et à la modernisation des infrastructures de transport, ainsi qu’aux projets d’alimentation en eau potable et d’irrigation, absorbent une part significative des nouvelles autorisations d’engagement.
Dépenser pour préparer l’après-pétrole
Le cadrage retenu s’inscrit dans une logique contra-cyclique, mobilisant les recettes d’hydrocarbures, encore soutenues par des cours favorables, pour financer un stock d’infrastructures jugé insuffisant, tout en maintenant une trajectoire de déficit maîtrisée.
À noter que les documents d’accompagnement de la loi de finances fixent pour objectif de soutenir une croissance hors hydrocarbures plus robuste, condition nécessaire pour absorber le chômage et diversifier les recettes budgétaires à moyen terme.
















