Le président de la République a annoncé le lancement du projet de gazoduc traversant le Niger. Les procédures pratiques démarreront directement après le ramadan.
L’Algérie et le Niger ont convenu de lancer la réalisation du gazoduc transsaharien. Abdelmadjid Tebboune a fait cette annonce lors d’une déclaration conjointe avec son homologue nigérien Abdourahamane Tiani, en visite officielle depuis dimanche à Alger.
« Nous avons convenu de démarrer les procédures pratiques directement après le ramadan pour concrétiser ce projet », a déclaré Abdelmadjid Tebboune. Il a ajouté que l’Algérie est disposée à accompagner le Niger « avec tous les moyens disponibles ».
Cette visite met fin à « une période anormale de froideur » dans les relations bilatérales, selon Tebboune, malgré la poursuite de la communication entre les deux peuples. Le chef d’État algérien a souligné que cette rencontre rehausse le niveau de fraternité entre les deux pays voisins liés par des attaches historiques solides.
Terrorisme et hydrocarbures au menu
Les deux présidents se sont entendus sur le renforcement de la coopération dans plusieurs domaines. La sécurité figure en tête des priorités, suivie de l’énergie, notamment les hydrocarbures et l’électricité. La formation universitaire, professionnelle et militaire complète les axes de coopération.
Concernant le volet sécuritaire, le président a affirmé que les deux pays « se tiennent dans la même tranchée » face au terrorisme. Ils s’engagent à renforcer leur coopération et leurs échanges d’expériences.
Le gazoduc transsaharien doit relier les champs gaziers algériens au Nigeria en traversant le territoire nigérien sur plus de 1.000 kilomètres. Long de 4.128 kilomètres au total, le projet vise une capacité de transport de 30 milliards de mètres cubes par an.
Ce projet, en gestation depuis plus de deux décennies, a connu plusieurs tentatives de lancement sans aboutir. Son coût est estimé à plus de 13 milliards de dollars. Il doit approvisionner les marchés ouest-africains et potentiellement européens via les infrastructures algériennes existantes.
Le rapprochement algéro-nigérien intervient alors que le Sahel redessine ses alliances. Alger y voit une chance de diversifier ses exportations gazières. Niamey mise sur les droits de passage et l’accès à l’énergie.
















