Après plusieurs jours de rumeurs alarmistes sur les réseaux sociaux, Algérie Poste a publé dimanche 15 février un communqué et une vidéo pour clarifier la procédure de mise à jour des données sur la plateforme ECCP, via le formulaire KYC (« Know Your Customer – Connaître son client »).
L’établissement public a insisté sur le caractère réglementaire de cette opération, tout en tentant de rassurer des millions de détenteurs de comptes CCP et de cartes Eddahabia inquiets d’un éventuel blocage de leurs comptes.
Algérie Poste rappelle égalment que la mise à jour KYC découle directement de la loi 05-01 relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que des standards internationaux en matière de vérification d’identité des clients. Concrètement, il s’agit pour l’institution de disposer de données personnelles à jour sur ses clients, via un formulaire à remplir sur la plateforme ECCP, afin de mieux identifier les titulaires de comptes et sécuriser leurs opérations financières.
A cet effet, les clients qui se connectent à leur espace ECCP, rappelle Algérie poste, voient désormais apparaître un formulaire KYC leur demandant de compléter ou d’actualiser leurs informations personnelles. Cette démarche vise, selon Algérie Poste, à « renforcer la protection des comptes et des transactions » dans un contexte de montée en puissance des services financiers numériques dans le pays.
Pas de fermeture automatique de compte
Face aux rumeurs virales annonçant la fermeture ou le blocage systématique des comptes en cas de non-remplissage du formulaire, Algérie Poste apporte une précision clé : l’absence de mise à jour ne conduit pas automatiquement à la fermeture ni au blocage du compte. L’entreprise présente la procédure comme une mesure de sécurisation et de conformité, et non comme un outil punitif, tout en laissant entendre que certains services pourraient à terme être conditionnés à la complétude des données, à l’image de ce qui se pratique dans le secteur bancaire.
Algérie Poste insiste sur la confidentialité des informations collectées dans le cadre du KYC, affirmant qu’elles ne sont utilisées et partagées que dans les limites fixées par la législation en vigueur. En parallèle, l’établissement rappelle que la véracité des données saisies reste sous la responsabilité du client, dans un environnement marqué par la multiplication des fraudes en ligne et des sites usurpant l’identité d’Algérie Poste, ce qui justifie aussi ce renforcement des procédures d’identification.
















