Algérie : Sans certificat électronique, la loi sur le e-commerce ne tient pas la route

Algérie : Sans certificat électronique, la loi sur le e-commerce ne tient pas la route

 

La mise en place d’un certificat électronique a permis à plusieurs entreprises et administrations d’adopter une gestion numérique complète des transactions et services publics.

 

Avec l’avènement de la gestion numérique des administrations et des activités économiques et financières, la signature traditionnelle (physique) n’a plus de monopole de la valeur d’engagement. C’est déjà le cas dans plusieurs pays. La mise en place d’un certificat électronique a permis à plusieurs entreprises et administrations d’adopter une gestion numérique complète des transactions et services publics.

D’ailleurs, les spécialistes de la sécurité numérique considèrent le certificat électronique comme l’ADN du processus de la sécurisation de toute forme de transaction électronique. Ce certificat permet, par exemple, au destinataire d’un courrier électronique de vérifier l’identité de l’émetteur. En Algérie, le juridique est « malheureusement » en avance sur le technique.

En effet, depuis plus de dix années, les autorités compétentes sont dotées de la capacité juridique pour gérer les conditions d’utilisation et de sécurité de la signature électronique. C’est une manière de reconnaître la validité juridique des éléments matériels virtuels. Cependant, à l’heure où la donnée se monnaye et où les hackers s’organisent, la loi sur le commerce électronique a été adoptée à la majorité par les députés de l’APN en l’absence du certificat électronique « made in Algeria ».

C’est une situation très inquiétante dans la mesure où les données échangées à travers les transactions commerciales seront dépourvues de confidentialité et de protection. Il faut savoir que pour les personnes physiques, le certificat électronique sécurise les envois des messages électroniques à partir des terminaux mobiles.

Cependant, la prise de conscience du gouvernement dans le domaine de la signature électronique qui colmate forcément les insuffisances des dispositifs traditionnels de lutte contre la cybercriminalité de type Firewall, devra être accompagnée par des mesures relatives aux conditions d’utilisation et de sécurité de la signature électronique qui garantissent la confidentialité, la protection de la totalité des contenus des documents signés, l’usage impossible par des tiers, l’optimisation du coût d’acquisition, et surtout la protection de l’identité du signataire.

Article initialement publié dans le Huffington Post Algérie 

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