Le groupe Algérie Télécom a officiellement un nouveau patron. Abdelghani Aït Saïd a été installé, ce lundi 26 janvier, dans ses fonctions de Président-Directeur Général, succédant à Adel Bentoumi dont le limogeage fin décembre 2025 avait suscité de nombreuses interrogations sur la stabilité de la gouvernance au sein de l’opérateur historique.
Pur produit de la maison, Abdelghani Aït Saïd est un ancien Chef de division Achats, Moyens et Patrimoine, et ayant exercé des fonctions d’audit, il hérite d’une structure en pleine phase de modernisation, mais toujours confrontée à des défis de rentabilité et d’agilité.
Contrairement aux parachutages externes parfois observés par le passé, le ministère de la poste et des télécommunications semble opter pour la continuité opérationnelle. Surtout que cette prise de fonction intervient dans un contexte sectoriel sous haute tension, dont le monopole du réseau internet fixe est sous les feux des critiques de la part des clients d’AT.
Si le déploiement de la fibre optique (FTTH) a connu une avancée notable ces deux dernières années, la qualité de service et la maintenance du réseau cuivre restent des points noirs récurrents. Le nouveau PDG devra naviguer entre les impératifs de service public et les exigences de performance économique, tout en poursuivant la digitalisation des processus internes, véritable serpent de mer de l’entreprise.
Pour les observateurs économiques, cette nomination est un test. Elle devra démontrer si la promotion interne suffit à insuffler la dynamique de réforme attendue, ou si elle risque de perpétuer les modèles de gestion traditionnels. L’année 2026 sera, à ce titre, un indicateur de performance crucial pour la nouvelle équipe dirigeante face aux enjeux de la souveraineté numérique et de l’économie de la donnée.
















