La protection de l’enfance face au numérique s’invite au Parlement algérien. Ce mardi 17 février 2026, le député Moussa Kharfi, membre du Mouvement de la société de la paix (MSP), a annoncé le dépôt officiel d’une proposition de loi pionnière. Ce texte législatif vise spécifiquement à réguler l’utilisation des smartphones par les enfants de moins de 16 ans.
L’initiative parlementaire se décline en 14 articles distincts. Selon les déclarations du député sur sa page Facebook officielle, cette initiative de loi constitue une première dans les annales de l’Assemblée Populaire Nationale (APN). Moussa Kharfi précise que son approche ne vise pas à s’opposer au progrès technologique. Au contraire, elle cherche à instaurer un cadre préventif contre les excès du monde virtuel. L’objectif principal demeure la préservation de la santé mentale et de l’équilibre éducatif des jeunes Algériens.
Le député souligne que les risques psychologiques sont devenus une réalité quotidienne alarmante pour les familles. Une responsabilité collective pour l’avenir. Pour le représentant du MSP, l’utilisation incontrôlée des écrans menace la construction de la personnalité des générations futures. « Nos enfants sont un dépôt sacré, et l’avenir de la patrie commence par la sécurité de leurs esprits », a-t-il affirmé pour justifier l’urgence de cette régulation.
Désormais, le texte doit suivre le parcours législatif classique pour être débattu par les commissions spécialisées. Moussa Kharfi s’engage à défendre fermement cette proposition jusqu’à sa traduction concrète sur le terrain. Cette initiative répond à une inquiétude croissante des parents et des professionnels de l’éducation face à l’omniprésence des outils numériques dans les foyers algériens.
















