Le marché algérien des assurances affiche une croissance de 7,3 % sur les neuf premiers mois de 2025. Pourtant, près de deux millions de sinistres restent en attente de règlement.
Le marché algérien des assurances a engrangé 142,9 milliards de dinars de chiffre d’affaires entre janvier et septembre 2025, soit 7,3 % de plus qu’un an plus tôt, selon le Conseil national des assurances. Sauf que 139,3 milliards de dinars d’indemnisations attendent toujours d’être versés, et près de deux millions de dossiers de sinistres s’empilent sans règlement.
Le secteur encaisse donc plus qu’il ne décaisse. Les indemnisations versées ont progressé de 3 % en valeur, à 71,1 milliards de dinars. Mais le stock de sinistres en souffrance représente 97 % du chiffre d’affaires de la période.
L’assurance automobile pèse 50,3 % de l’assurance dommages, avec 58,3 milliards de dinars de chiffre d’affaires et une croissance de 5,2 %. Les garanties non obligatoires progressent de 7,2 %.
L’assurance dommages capte 81,1 % du marché total, avec 115,9 milliards de dinars. L’assurance de personnes atteint 16,4 milliards, en hausse de 4,2 %. La branche incendie et risques divers affiche 48,5 milliards. L’assurance agricole enregistre la plus forte progression : +22,5 %, tirée par l’assurance du bétail.
Par ailleurs, l’assurance islamique confirme sa percée. Le takaful progresse de 92,6 % et atteint 820,9 millions de dinars, répartis entre takaful général et takaful familial. Le segment reste modeste, mais la dynamique est là.
Enfin, la Compagnie centrale de réassurance (CCR) enregistre 9,8 milliards de dinars de chiffre d’affaires à l’international, en hausse de 13,1 %. Le nombre de contrats souscrits reste stable à 11,4 millions. Les primes rentrent. Les remboursements, eux, tardent.