Avec une hausse de production de 2%: faibles performances dans la filière lait

 Avec une hausse de production de 2%: faibles performances dans la filière lait

L’objectif d’augmenter la production de lait cru pour réduire les importations de poudre de lait n’est pas à la hauteur des attentes affichées par le gouvernement. La hausse cette année n’a été que de 2%, selon le dernier bilan présenté par le ministre de l’agriculture et du développement rural,  Mohamed Abdelhafid Henni devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale  ( APN).

Mené à travers le repeuplement des bâtiments d’élevage en vaches laitières via un programme d’importation de 400.000 têtes  ( sur deux à trois ans) et la promotion des pépinières de génisses au niveau local , le plan spécial lancé en 2022 pour accroitre la production dans cette filière a donné jusque-là des résultats timides si on se réfère au bilan provisoire du secteur. Le ministre a fait part, en effet, la semaine dernière d’une production de l’ordre de 3,4 milliards de litres en 2022, soit une hausse de seulement 2 %. En mai dernier, M. Henni avait évalué les besoins du marché local en lait frais à 4,5 milliards de litres par an. Un volume, bien loin des capacités de production qui avoisinent les 2,5 milliards de litre.

« On produit pour 2,5 milliards de litres par an, alors que les besoins du marché sont estimés à 4,5 milliards de litres », avait indiqué le ministre de l’Agriculture. Aujourd’hui, avec une production de 3,4 milliards de litres,  le déficit se chiffre à 1,1 milliards de litres à couvrir avec l’importation de poudre de lait. C’est dire que cette filière, assujettie aux crises cycliques, de la production à la distribution, demeure à la peine et que l’importation sera toujours de mise. Et ce, eu égard à la croissance de la consommation locale induite notamment par la pression démographique et les habitudes alimentaires des algériens.

L’Etat aura donc encore à débloquer d’importantes enveloppes financières pour faire face à ces besoins. Déjà que la facture est lourde. En plus du soutien à la production locale de lait frais pour une valeur de plus de 18 milliards de dinars par an,  l’Algérie importe annuellement 500.000 tonnes de poudre de lait pour un montant de 1,2 milliards de dollars. Un chiffre qui pourrait augmenter avec la contrainte climatique et son impact sur la production locale d’alimentation bétail. L’absence prolongée des pluies ces dernières années risquent encore de peser sur cette filière stratégique au même titre que celle des céréales.

N.A.

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