Trois mois après avoir été chargée de créer cette institution panafricaine, Alger a participé à une nouvelle réunion sur sa mise en œuvre, en marge du salon NIES 2026 au Nigeria.
Miloud Medjled, secrétaire général du ministère des Hydrocarbures et des Mines, a représenté le ministre d’État Mohamed Arkab lors d’une réunion consacrée à l’opérationnalisation de la Banque africaine de l’énergie (BAE), tenue à Abuja, capitale fédérale du Nigeria. Cette rencontre s’est déroulée en marge de la neuvième édition du Nigeria International Energy Summit (NIES 2026), qui se tient du 2 au 5 février.
Un mandat confié à Alger en novembre
L’Algérie pilote ce dossier depuis la 48ᵉ session du Conseil ministériel de l’Organisation africaine des producteurs de pétrole (APPO), tenue le 4 novembre 2025 à Brazzaville. Les seize pays membres y avaient confié au ministre Mohamed Arkab la présidence du groupe de travail chargé de mettre en place cette nouvelle institution, dotée d’un capital initial de 500 millions de dollars.
La Banque africaine de l’énergie doit permettre aux pays producteurs du continent de financer leurs projets énergétiques-infrastructures pétrolières et gazières comme transition énergétique-avec des capitaux africains, dans un contexte où les bailleurs occidentaux se désengagent progressivement des énergies fossiles.
Sonatrach et l’APPO autour de la table
Selon le communiqué du ministère algérien, les discussions d’Abuja ont porté sur « les mécanismes pratiques permettant d’accélérer l’activation de la Banque africaine de l’énergie et de renforcer son rôle dans le financement des projets énergétiques ».
La délégation algérienne comprenait le représentant du pays auprès de l’APPO ainsi que des cadres du ministère et du groupe Sonatrach. Farid Ghazali, secrétaire général de l’APPO depuis janvier 2026, participait également aux travaux. En marge de la réunion, le groupe algérien a visité le nouveau siège de la Banque et ses structures organisationnelles.
Un lancement conditionné aux contributions des États
Le projet reste toutefois suspendu aux versements des seize États membres. Sans l’atteinte du seuil minimal de 500 millions de dollars, l’établissement ne pourra pas ouvrir. La Banque sera supervisée conjointement par le Secrétariat de l’APPO, son Conseil exécutif et l’Africa Energy Investment Corporation (AEICorp).
Le premier sommet des chefs d’État de l’APPO, prévu au Congo en 2026, devrait permettre de faire le point sur l’avancement du dossier.
















