À Barcelone, l’Algérie a pris part à l’un des plus grands rendez-vous mondiaux dédiés aux technologies mobiles et numériques. Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a conduit la délégation nationale aux travaux du Mobile World Congress 2026. Cet événement fixe les grandes orientations du secteur. Notamment en matière d’évolution des réseaux mobiles comme la 5G.
Selon le communiqué du ministère, cette participation s’inscrit dans « la volonté de l’État de renforcer sa présence dans l’espace technologique et numérique international ». La délégation algérienne comprenait des représentants d’acteurs publics majeurs. Elle était accompagnée de start-up spécialisées dans les applications de messagerie et les réseaux sociaux. Celles-ci s’intéressent notamment à l’innovation liée à la 5G.
Au cœur des discussions, un point précis : la gestion du spectre des fréquences et le renouvellement des licences. Lors de la réunion ministérielle consacrée aux « défis des spectres et au renouvellement des licences pour un investissement durable », Sid Ali Zerrouki a tenu un discours direct. Il a affirmé que « la politique du spectre représente une décision souveraine, économique et stratégique ». Cela comprend aussi tous les enjeux relatifs à la 5G.
Il a également insisté sur le fait que « l’objectif de la tarification du spectre ne doit pas se limiter à maximiser les recettes des enchères ». Selon lui, il doit se concentrer essentiellement sur le renforcement de la connectivité numérique et la stimulation de la croissance économique. Cela concerne notamment les possibilités offertes par la 5G.
Le ministre a surtout mis en garde contre un frein majeur : « des redevances élevées sur le spectre peuvent retarder l’investissement dans les infrastructures numériques, notamment en ce qui concerne le déploiement des réseaux de cinquième et sixième générations ». Cette déclaration est claire. Elle souligne les lacunes et les contraintes entourant la 5G et déjà la 6G. De plus, cela intervient à un moment où plusieurs pays accélèrent sur ces technologies.
Les acteurs algériens à la recherche de nouveaux partenaires et d’autres opportunités
Au-delà de la question des nouvelles générations de réseaux, le communiqué souligne que cette participation vise aussi à « développer des partenariats stratégiques ». Elle vise aussi à « élargir les opportunités d’investissement et d’innovation dans le secteur des télécommunications ». Le ministère évoque également la nécessité d’« adopter des approches équilibrées encourageant l’investissement à long terme ». Cela est important notamment dans le cadre du déploiement de la technologie 5G.
Dans un contexte où la transformation numérique devient un levier économique majeur, la présence algérienne à Barcelone traduit une volonté d’anticiper les mutations du secteur. Les déclarations du ministre montrent surtout que la question du financement, de la régulation et du coût du spectre sera déterminante. En effet, cela permettra de réussir le passage vers la 5G et de préparer le terrain à la 6G en Algérie.
















