La Banque européenne d’investissement (BEI) a engagé 740 millions d’euros au Maroc en 2025, soit son plus important volume annuel de financements dans le Royaume depuis 2012. Cette progression s’inscrit dans la continuité des opérations menées par l’institution financière européenne dans le pays depuis près de cinquante ans.
Selon les données communiquées en février 2026, ces engagements portent principalement sur des projets d’infrastructures liés à l’eau, à l’énergie et à la reconstruction post-séisme.
Eau et infrastructures hydrauliques
Une enveloppe de 70 millions d’euros a été consacrée à la modernisation des infrastructures d’eau potable. Les projets ciblent en priorité les villes moyennes et les zones rurales, dans un contexte marqué par la pression croissante sur les ressources hydriques.
Réseau électrique et transition énergétique
La BEI a également mobilisé 170 millions d’euros pour le renforcement et l’extension du réseau électrique national. Les financements visent à améliorer la stabilité du système et à faciliter l’intégration de capacités issues des énergies renouvelables.
Reconstruction post-séisme
La part la plus importante des engagements, soit 500 millions d’euros, correspond à la deuxième tranche d’un programme d’un milliard d’euros destiné à la réhabilitation d’infrastructures endommagées par le séisme du 8 septembre 2023. Les fonds concernent notamment les routes, les établissements scolaires et les structures de santé.
Décaissements et appui au secteur privé
En parallèle des signatures, 210 millions d’euros ont été décaissés en 2025. Environ 180 millions ont bénéficié à des projets publics dans les secteurs de l’éducation, de l’eau, de l’électricité, du transport et du développement urbain.
Le secteur privé a reçu près de 30 millions d’euros, notamment à travers des lignes de financement destinées aux entreprises opérant dans des filières exportatrices telles que l’automobile, le textile et l’agroalimentaire.
Pour 2026, l’institution prévoit de maintenir son intervention dans les infrastructures, l’énergie, la résilience climatique et le financement des petites et moyennes entreprises.
















