L’économiste Abdelrahmi Bessaha appelle à un ajustement budgétaire immédiat. Sans réformes structurelles, les réserves de change pourraient chuter sous la barre des 20 milliards de dollars d’ici 2030.
Le déficit budgétaire hors hydrocarbures a atteint 25,3% du PIB du secteur fin 2025, alors que le seuil de soutenabilité se situe entre 10 et 11%. Ce constat alarmant est dressé par l’économiste Abdelrahmi Bessaha, expert en macroéconomie et ancien consultant du FMI, dans son dernier rapport de 91 pages intitulé : “Vision Algérie 2050 : de la rente au statut d’économie émergente”.
L’expert y détaille l’état des finances publiques et trace une feuille de route pour les cinq prochaines années, en insistant sur l’urgence des réformes. « L’année 2026 constitue la dernière fenêtre pour un ajustement maîtrisé. Passé ce délai, il ne sera plus choisi, mais subi », prévient-il. Il rappelle à ce titre que le pays a déjà connu une situation similaire au milieu des années 1990, lorsque le recours au FMI s’était imposé. « Nous avons fait le travail entre 1994 et 1998, avant de le défaire dans les années 2000 avec le retour de l’aisance pétrolière », observe l’économiste.
Six mois d’importations en 2030
Pour ramener le déficit hors hydrocarbures à 11% du PIB d’ici 2030, Abdelrahmi Bessaha propose un triptyque de mesures : augmentation des recettes fiscales, réduction des dépenses courantes et optimisation de l’investissement public.
« Il ne s’agit pas de faire porter tout le poids sur les ménages ; l’effort doit être équilibré et progressif », insiste-t-il. L’expert pointe notamment du doigt le poids des subventions généralisées, qu’il chiffre à 13% du PIB. « Elles profitent davantage aux ménages aisés qu’aux plus modestes. Il est impératif de basculer vers un système de transferts ciblés », recommande l’économiste. Ce dernier plaide également pour que la politique sociale soit désormais intégrée au cadre macroéconomique dès sa conception, et non traitée comme une variable d’ajustements.
L’effort, mais pas sur les ménages
Pour ramener le déficit hors hydrocarbures à 11% du PIB d’ici 2030, Bessaha propose donc d’augmenter les recettes fiscales, de réduire les dépenses courantes et d’améliorer l’efficience de l’investissement public.
« Il ne s’agit pas de faire porter tout le poids sur les ménages ; l’effort doit être équilibré et progressif », insiste-t-il. L’expert pointe notamment du doigt le poids des subventions généralisées, qu’il chiffre à 13% du PIB. « Elles profitent davantage aux ménages aisés qu’aux plus modestes. Il est impératif de basculer vers un système de transferts ciblés », recommande l’économiste. Ce dernier plaide également pour que la politique sociale soit désormais intégrée au cadre macroéconomique dès sa conception, et non traitée comme une variable d’ajustements.
















