Malgré le lancement du trading en ligne par plusieurs banques algériennes, dont la BNA avec sa plateforme « Bourse Connect » en janvier, la Bourse d’Alger ne décolle pas. Sur la semaine écoulée, seul le titre Alliance Assurances a véritablement bougé, bondissant de 4,22 % le 18 janvier pour passer de 331 à 345 dinars.
Ce sursaut isolé, porté par un échange de 2 525 titres, reste difficile à interpréter en l’absence de communication de la société fondée par Hassen Khelifati. Dès la séance suivante, le titre retrouvait sa torpeur habituelle, sans aucune transaction enregistrée le 20 janvier.
La possibilité d’acheter et vendre des actions depuis son téléphone devait démocratiser l’accès au marché boursier et attirer une clientèle plus jeune. Pour l’instant, les volumes restent faméliques. Le Crédit Populaire d’Algérie demeure la valeur la plus échangée avec environ 9 000 titres par jour, mais son cours n’a pas bougé, figé à 2 297 dinars. La Banque de Développement Local stagne à 1 400 dinars, Biopharm à 2 501 dinars sans aucune transaction.
Le DZAIRINDEX a clôturé lundi à 3 833,55 points, en repli symbolique de 0,03 %. Les valeurs du Trésor continuent de capter l’essentiel des flux avec des échanges quotidiens de plusieurs milliards de dinars.
La capitalisation boursière reste figée à 745 milliards de dinars. La dématérialisation ne fait pas tout. Sans nouvelles introductions ni incitations fiscales, le marché actions algérien peine à exister.
















