L’indice DZAIRINDEX tourne autour de 3 823 points depuis début février, sans réelle direction. Le marché semble endormi, mais quelques valeurs méritent qu’on s’y arrête. La Bourse d’Alger ne bouge pas.
Depuis le 3 février, l’indice principal oscille entre 3 822 et 3 827 points, avec des variations quotidiennes insignifiantes. La capitalisation globale reste à 22 000 milliards de dinars et l’essentiel de l’activité se concentre sur une poignée de titres.
Les valeurs à suivre
Parmi eux, la Banque de Développement Local (BDL) sort du lot. À 2 502 DA l’action, elle affiche un rendement sur dividende estimé à 13 %, le plus élevé de la cote. Ses résultats opérationnels sont solides et sa gestion des risques rassure. Sans surprise, c’est le titre que les investisseurs institutionnels surveillent le plus en 2026. Le Crédit Populaire d’Algérie (CPA), à 420 DA, offre un profil plus modeste avec un dividende de 21 DA versé en août dernier, soit environ 5 % de rendement.
Côté volumes, ce sont Biopharm (BIO) et Aurassi Hôtel (AUR) qui font vivre les séances. Le 10 février, AUR a totalisé 11 564 actions échangées et BIO 4 675, pour une valeur de 10,7 millions de dinars. Ces deux titres sont les plus faciles à acheter et revendre sur le marché.
Les écarts de cotation élargis à 10 % pour la prochaine séance laissent toutefois entrevoir des mouvements de prix plus marqués. Les épargnants les plus prudents peuvent se tourner vers les Obligations Assimilables du Trésor (OAT), qui rapportent environ 8 % par an avec un risque très faible.
Un marché qui reste étroit
Il va sans dire que la Bourse d’Alger demeure un petit marché, où le nombre de transactions par séance reste très limité. Trois nouvelles introductions sont attendues cette année, dont des startups qui seront exonérées de frais d’entrée, ce qui pourrait apporter un peu d’épaisseur à la cote.
Pour un investisseur qui débute, associer BDL pour le rendement, CPA pour la régularité et une ligne d’OAT pour la sécurité constitue un point de départ raisonnable. BIO et AUR s’adressent plutôt à ceux qui acceptent davantage de fluctuations. Dans tous les cas, mieux vaut entrer progressivement sur un marché encore en construction.
















