Les cours du Brent rebondissent ce mardi matin après un recul la veille. Ce mouvement est soutenu par la montée des incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient et l’imminence d’une nouvelle ronde de négociations entre Washington et Téhéran.
À 08h00 GMT ce mardi 24 février 2026, le baril de Brent livraison avril progressait de 0,7 % à 71,97 dollars. En parallèle, le West Texas Intermediate (WTI) américain livraison mars gagnait la même proportion à 66,76 dollars. Ce sont des niveaux qui n’avaient plus été atteints depuis près de sept mois pour les deux références mondiales.
Ce rebond intervient au lendemain d’une séance difficile, marquée par le retour en force des craintes liées aux droits de douane américains. Toutefois, les marchés ont rapidement retrouvé leur dynamique haussière. Les opérateurs concentrent désormais leur attention sur un facteur autrement plus inflammable : les pourparlers nucléaires irano-américains.
Le spectre d’une rupture d’approvisionnement
La troisième ronde de négociations entre Washington et Téhéran s’annonce sous de mauvais auspices. De plus, les menaces réciproques entre les deux capitales alimentent les craintes d’un dérapage militaire, avec ce que cela implique pour les flux pétroliers en provenance du Golfe. Par conséquent, les marchés ne parient plus sur ce qui se passe, mais sur ce qui pourrait se passer.
Des analystes avertissent que toute nouvelle tension, qu’elle soit diplomatique, militaire ou tarifaire, pourrait propulser les cours vers de nouveaux sommets dans les semaines à venir. Par ailleurs, pour l’Algérie, dont les recettes budgétaires restent étroitement indexées sur le prix des hydrocarbures, un baril durablement au-dessus de 70 dollars offre une marge de manœuvre appréciable. Toutefois, la volatilité actuelle complique tout exercice de prévision à moyen terme.
















