Camions JAC, gants médicaux, ciment…Plusieurs usines de la wilaya préparent leur offensive vers les marchés africains.
Des députés de la commission économique de l’APN ont visité mardi plusieurs usines à Aïn Témouchent. L’occasion de découvrir un tissu industriel varié, avec des projets d’exportation vers l’Afrique.
À Tamezougha, l’usine Imin Auto fabrique des camions sous licence du chinois JAC. L’entreprise, 100 % algérienne, prévoit d’atteindre 40 % d’intégration locale dans les cinq ans. Au programme : une deuxième ligne de production, des ateliers de soudure et peinture, une fabrication de moteurs sur place et un labo de R&D. L’usine, qui vise 100 000 véhicules par an et 3 500 emplois, dispose déjà d’une licence pour exporter vers l’Afrique.
Une usine privée de gants médicaux, 1 300 employés, fournit la Pharmacie centrale des hôpitaux et a signé l’an dernier 25 millions de dollars de contrats d’export vers l’Afrique. Elle vise aussi les marchés arabes d’ici 2030, mais manque de foncier et subit la concurrence des importations.
La cimenterie de Béni Saf (GICA/Faron), 744 salariés, produit un million de tonnes par an et exporte vers la Mauritanie. Elle veut aller plus loin mais le port, à deux kilomètres, manque de capacité.
Seule ombre au tableau, la menuiserie Difindus, 92 salariés, dont les ventes baissent face à la concurrence et aux exigences des marchés publics.
















